Passer au contenu principal

Un pêcheur genevois sort un silure de 1,30 mètres du lac

Ces monstres des rivières hantent le lac mais, à Genève, aucun pêcheur n’en avait pris dans ses filets

Quand il a levé son filet à brochets au large d’Anières, Romain Gindre a eu une belle surprise: entre deux brèmes et quatre tanches, un silure déjà imposant s’était laissé prendre. 1,30 mètre pour 12 kilos, c’est encore un bien jeune animal, ces poissons pouvant atteindre 2,20 mètres pour 80 kilos!

Le pêcheur professionnel installé à Hermance peut pourtant se targuer d’avoir réussi une première: en effet, si le silure existe dans le lac, il n’est pas souvent attrapé par les pêcheurs professionnels. Et, confirme l’inspecteur cantonal de la faune, Gottlieb Dändliker, c’est la première fois que cela se produit dans les eaux lacustres genevoises. Dans le Rhône, en revanche, un pêcheur amateur s’était longuement battu en 2009 pour tirer un spécimen de 14 kilos. Un an avant, la prise s’était produite au pied des falaises de Saint-Jean, un individu qui trône aujourd’hui au Muséum d’histoire naturel comme témoin. Le silure glane est endémique des bassins du Rhin et du Danube, où il est consommé. Il a été introduit volontairement en France au XIXe siècle. Mais il a aussi passablement migré grâce à l’interconnexion des réseaux hydrographiques. On le trouve donc dans les lacs de Morat, Neuchâtel et, plus récemment, dans le Léman. Il pond des centaines de milliers d’œufs et, carnassier, mange tout ce qui lui passe sous le nez, des canards et des rongeurs si besoin.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.