Le PDC évite le pire et le PLR bande ses muscles

Elections cantonalesL’Entente gagne cinq sièges et se retrouve à 40. Il lui faudra négocier pour trouver des majorités, au-delà de l’UDC.

Pierre Maudet, conseiller d’Etat PLR, Luc Barthassat, son homologue PDC et Nathalie Fontanet, du PLR, à Uni Mail.

Pierre Maudet, conseiller d’Etat PLR, Luc Barthassat, son homologue PDC et Nathalie Fontanet, du PLR, à Uni Mail. Image: Laurent Guiraud

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Satisfaction pour l’Entente, hier à Uni Mail. Les cousins de l’alliance bourgeoise ont obtenu plus qu’ils n’espéraient au Grand Conseil. D’une part, le Parti démocrate-chrétien (PDC) a évité le pire en stabilisant son électorat. D’autre part, les libéraux-radicaux (PLR) ont repris du poil de la bête. Durant tout l’après-midi, l’Entente se trouvait même, avec 41 sièges, la plus forte alliance du parlement. Avant de reculer d’un siège, à 40, en soirée.

Le PLR réalise une bonne élection. Non content de propulser Pierre Maudet au gouvernement au premier tour, il gagne quatre sièges au Grand Conseil. Avec 28 sièges au total, il accroît son leadership. «Nous avons enfin digéré la fusion du parti», commente le conseiller national Benoît Genecand. Le mariage des radicaux et des libéraux avait coïncidé avec la perte de sept sièges en 2013. Cette victoire s’inscrit dans une tendance au niveau national, où le PLR a le vent en poupe.

Une première pour le PDC

Ce n’est pas le cas du PDC. Ce dernier a cumulé les défaites outre-Sarine, au point que ses résultats à Genève étaient très attendus. Si son score (10,7%) est presque identique à celui de 2013, il gagne tout de même un douzième siège. «Nous sommes très satisfaits, déclare son président, Bertrand Buchs. C’est la première fois que nous progressons depuis vingt-cinq ans. Notre stratégie, qui a consisté à ne plus travailler avec l’UDC, a porté ses fruits.»

Le style de Barthassat en question

Un très gros bémol tout de même: la mauvaise performance de leur magistrat Luc Barthassat, mal placé dans sa réélection au Conseil d’État avec un neuvième rang. «Il n’a pas complètement démérité, avec quelques réalisations à son actif, estime Jean-Marc Guinchard. Mais sa communication incessante sur les réseaux sociaux passe mal.» Pour Bertrand Buchs également, son style est en question. «Il avait en outre le dossier difficile des transports. Il y a quatre ans, il avait été fatal à la Verte Michèle Künzler.»

Avec 40 sièges, soit un de moins que la gauche, l’Entente devra négocier pour obtenir des majorités. Avec qui? L’UDC, avec ses huit sièges, ne sera pas un partenaire suffisant. Et le PDC renâclera à trop s’y coller. Il lui préférera sans doute les Verts. Quoi qu’il en soit, autant le PDC Bertrand Buchs que le PLR Cyril Aellen font preuve de retenue dans le discours. «Je ne veux pas travailler dans l’affrontement constant, indique le député PLR. Il faudra davantage de concertation.» (TDG)

Créé: 15.04.2018, 21h34

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