Une pasteure et son mari racontent leur quotidien dans une série

DivertissementLa Genevoise Carolina Costa est passé de la scène à l’Eglise. Elle rapporte avec humour l’impact de cette nouvelle vie sur son couple

La pasteure genevoise Carolina Costa et son mari, Victor, se mettent en scène sur le Web.

La pasteure genevoise Carolina Costa et son mari, Victor, se mettent en scène sur le Web. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

C’est l’histoire d’un agnostique cartésien et rationnel. Il est marié à une Genevoise chanteuse et comédienne, qui décide un beau jour de devenir… pasteure. Cette soudaine vocation chamboule le quotidien du couple. On parle désormais du salut au petit-déjeuner, on passe son dimanche matin au temple au lieu de partir en week-end… Cette histoire, c’est celle de Victor et Carolina Costa, un couple de Genevois qui vient d’adapter avec autodérision son quotidien sur écran et sur le Web, sous la forme d’une minisérie humoristique de 12 épisodes. Ma femme est pasteure sera diffusée dès demain.

Dans la vraie vie, la Genevoise Carolina rencontre Victor, Espagnol, dans une école de chant à Paris et revient dans la Cité de Calvin avec son mari dans les bagages. En 2007, elle est «rattrapée par la vocation pastorale». Changement de vie pour la jeune femme et pour Victor aussi. «C’était très atypique pour lui, qui est non-pratiquant, de se retrouver dans cette situation, explique la trentenaire. J’ai commencé à parler beaucoup de Dieu, du pardon, à accompagner des gens en fin de vie, etc. Victor disait que ça serait drôle de raconter sa vie de mari de pasteure et puis un jour, on s’est lancé!»

Sur écran, cela donne 12 sketchs de deux à trois minutes face caméra, qui racontent avec humour le quotidien «d’une pasteure loin des clichés, hyperconnectée sur les réseaux sociaux» et de son mari. Au menu notamment: un épisode sur «pasteur, un job d’enfer», «où on pose le cadre du quotidien d’un pasteur avec humour, où on raconte que le samedi soir dans le lit, Madame récite son sermon du lendemain à son mari au lieu de faire crac-crac!» Un autre sketch aborde la question des vacances impossibles à prendre. «Le dimanche c’est culte le matin, les week-ends c’est catéchisme, l’été ce sont les mariages, à Noël et à Pâques, on turbine!» La jeune femme ajoute: «Nous abordons aussi des thèmes plus profonds, par exemple Victor va questionner d’autres religions. Ces sketchs permettent aussi de traiter certaines questions à travers l’humour.» Y a-t-il des sujets tabous? «Si ça a du sens et que ce qu’on dit n’est pas une aberration, alors tout est possible!»

Du côté de l’Eglise protestante genevoise, comment voit-on cette parodie de la vie pastorale? «Le projet est bien accueilli, on nous soutient. Ça permet de dépoussiérer un peu l’image du religieux!» Des mécènes se chargent de financer le projet. Le couple n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a lancé à la fin de 2011 la série Bienvenue chez nous, inspirée de ses expériences, de la maternité au choc culturel. www.mafemmeestpasteure.ch (TDG)

Créé: 16.02.2015, 19h58

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Les Français envisagent le référendum d'initiative citoyenne
Plus...