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Les partis saluent «un bon compromis» pour les Fêtes de Genève

Approuvé en commission, le contre-projet, qui prévoit dix jours de festivités, fait quasi l’unanimité.

Photo d'archives
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Pierre Abensur

Validé! Le concept des futures Fêtes de Genève mis au point par l’Exécutif de la Ville a obtenu la semaine dernière l’aval de la Commission de la sécurité du domaine public de l’information et de la communication (CSDOMIC). Cette solution de rechange s’oppose à l’initiative populaire communale «Pour des Fêtes de Genève plus courtes et conviviales», qui veut réduire l’événement estival, organisé par Genève Tourisme, à une semaine.

Le contre-projet table, lui, sur «une période de dix jours maximum» incluant deux week-ends. De quoi satisfaire tous les partis. Sauf le MCG. «L’idéal serait deux semaines et trois week-ends», clame encore et toujours Pascal Spuhler, membre de la CSDOMIC. «On le répétera en plénière.» Le Municipal se prononcera en septembre. Si les positions adoptées par les commissionnaires sont suivies par leurs partis, le contre-projet aura toutes ses chances. Il appartiendra ensuite au peuple de voter sur l’initiative et le contre-projet.

«Accessibilité des berges»

L’enjeu: trouver le juste équilibre entre les revendications des riverains et la survie des Fêtes. «Nous avons réussi à fédérer autour d’un projet qui a ses chances devant le peuple», estime Olga Baranova, membre PS de la commission. Même son de cloche chez les Verts. «Le redimensionnement est acceptable, commente le chef de groupe, Alfonso Gomez. Et l’accessibilité aux berges plus grande que l’an dernier.»

Refusant «la privatisation des espaces publics», l’Alternative estime avoir été entendue et soutient donc le contre-projet. Pour Vera Figurek, commissaire EàG, «la Ville n’est certes pas l’organisateur des Fêtes, mais elle offre des subventions en nature, dont la mise à disposition de l’espace public. En échange, il faut garantir l’accessibilité pour tous. Notamment pour le feu d’artifice.» L’un des principes directeurs du contre-projet prévoit que «l’accès aux quais lors du traditionnel grand feu d’artifice est gratuit pour les spectateurs, à l’exception d’un nombre fixe de places assises payantes déterminé par la Ville en collaboration avec l’organisateur».

«Que Genève reste une ville vivante»

S’ajoutent la notion de «prix raisonnables» et la préservation des espaces verts. Ou encore le principe suivant: «Les animations sont disposées sur le domaine public en fonction de leurs impacts, sonores et visuels notamment, afin de réduire autant que possible les nuisances pour les riverains.» La PLR Sophie Courvoisier souligne: «On espère que les riverains trouveront aussi qu’il s’agit d’un bon compromis et que tout le monde se mobilisera pour que Genève reste une ville vivante pendant l’été.»

De son côté, le magistrat PDC Guillaume Barazzone se dit «satisfait que la commission rejoigne le Conseil administratif sur la question de la durée des Fêtes». Rappelant l’opposition de l’Exécutif à l’initiative, il poursuit: «Si elle venait à passer, ce serait la mort des Fêtes de Genève telles qu’on les connaît aujourd’hui. Sur une semaine et un seul week-end, la viabilité économique ne serait pas assurée. Or les Fêtes sont importantes pour Genève et son attractivité.» Et d’espérer que l’édition 2017 le prouvera. D’ores et déjà, «concernant la collaboration avec Genève Tourisme, c’est le jour et la nuit par rapport à l’an dernier. L’équipe actuelle étant au fait des réalités locales», conclut-il.

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