Une partie de l’Allondon interdite à la baignade

Mise à banLa sécheresse conduit l’État à prendre des mesures pour assurer la survie des poissons.

En 2016 à Dardagny, le niveau de l'Allondon était déjà très bas.

En 2016 à Dardagny, le niveau de l'Allondon était déjà très bas. Image: Pierre Abensur

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L’État a interdit la baignade sur une partie de l’Allondon. Cette mise à ban concerne aussi la pêche et toute autre activité comme l’orpaillage. Autrement dit, pas question de mettre un pied dans la rivière, même pour y faire rafraîchir ses boissons.

Cette mesure concerne un tronçon d’environ 1,3 km qui va de l’embouchure du Nant de Pralie (en aval du camping) au pont de Baillets, en passant par les granges de Malval.

La sécheresse justifie cet interdit. Le déficit en eau a fortement réduit le débit de la rivière, ce qui fragilise la faune et la flore. La truite et l’ombre notamment n’aiment pas l’eau tempérée. «Le tronçon interdit a justement été choisi car il est ombragé et offre des fosses dans lesquelles les poissons pourront trouver refuge, explique Alain Rauss, chef du secteur des gardes de l’environnement. Il faut donc les perturber le moins possible, en espérant que le maximum d’entre eux survive.»

Patrouilles

La mise à ban sera annoncée par des panneaux. Elle sera effective quand le débit de la rivière passera sous les 400 litres/seconde, ce qui devrait être imminent. La mesure sera levée au-delà de ce seuil.

Les relevés de pluie indiquent que, sur la dernière année, neuf mois présentaient des déficits, parfois très importants, par rapport à la moyenne.

Les gardes de l’environnement vont donc patrouiller avec plus d’intensité ces prochains jours pour sensibiliser la population, voire infliger des amendes aux contrevenants.

Tirs de chevreuils

Une autre mission attend les gardes. Le Conseil d’État a autorisé les tirs de chevreuils. «Cette mesure a déjà été prise ces dernières années, nuance Alain Rauss. Il s’agit de réguler une population qui, dans le Mandement, a connu une forte croissance ces dernières années».

Les chevreuils font des dégâts dans les forêts, les vignes et les vergers en mangeant les bourgeons. «Les dernières années, une vingtaine d’individus étaient tirés sur une population estimée à 200 têtes environ.»

Créé: 17.07.2019, 19h59

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