Le Parti socialiste veut sauver le slowUp

LoisirsUne motion sera votée au Conseil municipal de la Ville de Genève pour maintenir la manifestation sans voiture.

Annoncée le 23 février, la suppression du slowUp a déjà suscité de vives oppositions.

Annoncée le 23 février, la suppression du slowUp a déjà suscité de vives oppositions. Image: Magali Girardin

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«Scandaleuse.» C’est ainsi que la section Ville de Genève du Parti socialiste qualifie la décision de Genève Tourisme de supprimer le slowUp en 2017 en raison des difficultés financières des Fêtes de Genève. Lors de la prochaine séance du Conseil municipal (7 et 8 mars), le parti soumettra au vote une résolution dans laquelle il enjoint l’Exécutif à s’engager activement auprès des partenaires concernés pour la réalisation de cette journée sans voiture en 2017. Sa pérennisation est également souhaitée dans le texte porté en urgence par le conseiller municipal Grégoire Carasso.

Pour appuyer la demande, le socialiste reproduit un discours du maire actuel, le démocrate-chrétien Guillaume Barazzone, élogieux vis-à-vis de la manifestation qui libère une trentaine de kilomètres de routes au profit de la mobilité douce un jour par année. «Je ne peux que me réjouir de cet engouement, affirmait-il en 2016. Le slowUp est l’occasion rêvée, pour celles et ceux qui ne la pratiquent pas encore, d’essayer une mobilité douce ludique adaptée à ses besoins et à ses capacités. Pas facile d’y renoncer une fois qu’on n’y a goûté!»

Annoncée le 23 février, la suppression du slowUp a déjà suscité de vives oppositions. Avant les élus socialistes de la Ville de Genève, c’est Luc Barthassat, conseiller d’Etat en charge des Transports, qui haussait le ton dans les colonnes de 20 minutes. «Je ne peux pas admettre que l’une des grosses manifestations populaires du canton fasse les frais de la mauvaise gestion des Fêtes de Genève!» lançait-il en promettant de réunir tous ceux qui pourraient «sauver l’événement».

Derrière ces réactions politiques, c’est Genève Tourisme & Congrès qui se trouve sous le feu de la critique. C’est que la fondation supprime un événement pour lequel elle déboursait environ 100 000 francs, dans le but de combler une (maigre) part des 3,5 millions de francs de déficit des Fêtes de Genève 2016, alias Geneva Lake Festival. «Cela ressemble à une mesure de représailles contre la manifestation la plus faible, déplore Grégoire Carasso. Or il n’y a aucun lien matériel avec la mauvaise planification des recettes des Fêtes.»

Reste que Genève a été effacé du site Internet national des slowUp (19 villes et régions accueilleront la manifestation cette année). L’édition 2017 peut-elle encore avoir lieu? «Un slowUp en tant que tel, selon les conditions qu’impose l’instance nationale, me paraît difficile, répond Alexandre Afsary, organisateur de la manifestation pour le compte de Genève Tourisme. Mais un événement autour de la mobilité douce, pourquoi pas…»

(TDG)

Créé: 03.03.2017, 19h36

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