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Le parking illicite est-il un eldorado pour l’Etat?

Le député Thierry Cerutti qualifie de «racket des automobilistes» la traque genevoise du parking illicite.

Photo d'archive
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Pascal Frautschi

Un «racket des automobilistes». C’est ainsi que le député Thierry Cerutti qualifie la traque genevoise du parking illicite. L’élu MCG veut l’adoucir avec une motion qu’il a présentée mardi au Matin. Pour lui, la hausse du produit des contraventions (il cite un total de 82 millions de francs en 2016) est «due en partie à l’excès de zèle frénétique des contractuels de la Fondation des parkings». Chargée du contrôle dans cinq communes urbaines, celle-ci conteste. Elle estime à 20,8 millions les amendes qu’elle a infligées en 2016 pour un revenu effectif de 15,6 millions (en sachant qu’un quart d’entre elles restent impayées). Soit un petit cinquième du total qu’évoque le député. Le reste viendrait d’autres infractions (excès de vitesse par exemple). Compilant les amendes d’ordre relatives au stationnement sur l’ensemble du canton, la police, elle, arrive à un total de 21,8 millions de francs encaissés en 2016 (contre 15,2 seulement en 2012).

La fondation dément toute frénésie: le nombre de bûches qu’elle inflige en ville diminue (-13% en trois ans). Comment l’explique-t-elle? Notamment par «la baisse du nombre de places de stationnement sur la voie publique». Cette réduction faciliterait le «quadrillage systématique» par les contractuels, juge l’élu. Reste que cette tendance à la baisse est freinée depuis 2012 par une loi forçant à compenser les places biffées dans les rues de la ville et de Carouge. Mais un subterfuge est possible: une place existante dans un parking souterrain sous-utilisé peut servir à compenser une place effacée dans la rue, selon des conditions que le parlement vient de durcir. Pour quel bilan? Le Département des transports a refusé de nous livrer les chiffres. Il rappelle qu’en moyenne «seuls 40% des usagers paient leur stationnement en surface». Ce paiement accroît le tournus et donc les chances de pouvoir se garer. Et son absence renforce la probabilité d’une amende.

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