Un parc à la Jonction? Le projet prend l’eau

AménagementEn commission, les députés de droite refusent d’étudier la création d’un tel espace à l’extrémité de la pointe, qui sera libérée en 2018.

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Un parc à la pointe de la Jonction? Le projet n’intéresse pas les députés de droite du Grand Conseil. En Commission d’aménagement, ils ont rejeté une motion des Verts qui demande l’aménagement d’un espace vert à l’extrémité du périmètre.

Pour les motionnaires, il est temps de retrousser ses manches. Car la présence des TPG n’est pas éternelle. Certes, la grande halle d’entretien va subsister jusqu’en 2038. Mais le triangle entre l’usine Kugler et la pointe, occupé par des hangars ouverts, va être libéré en 2018, quand les TPG auront réalisé leur dépôt d’En Chardon, au bout de la piste de l’aéroport.

Il n’y a aucune raison d’attendre 2038 avant de réfléchir à l’aménagement de la pointe, estiment les Verts. D’autant que les terrains, en zone de verdure, sont en partie inondables et donc inconstructibles. Leur motion invite le Conseil d’Etat à prendre langue avec la Ville pour réaliser le parc. Elle propose aussi la mise sur pied d’un concours, afin qu’un projet soit prêt dès que le triangle sera libéré.

Les députés de droite de la commission craignent la dépense. Un élu UDC propose un partenariat public-privé. Le privé paierait le parc et, en contrepartie, on le laisserait construire sur l’emplacement de l’usine Kugler.

Antonio Hodgers ne voit pas l’intérêt d’un tel partenariat, les terrains étant en mains publiques. Le conseiller d’Etat se dit favorable à la création rapide d’un parc mais doit reconnaître qu’il n’en a pas le premier centime. Voilà pourquoi il veut bien se tourner vers la Ville.

Sols pollués sous l'usine

La commission auditionne alors Rémy Pagani, conseiller administratif en Ville de Genève. Il douche d’abord les espoirs d’un partenariat public-privé. Construire sur l’usine Kugler? Il en coûterait des dizaines de millions car son sol est pollué, dit-il en rappelant l’onéreuse saga de la dépollution d’Artamis.

La menace d’un promoteur écartée, il affirme que la Ville sera intéressée à acquérir les terrains, au prix de 53 francs le mètre carré. Au vu de la surface (16 000 m2), il en coûterait 870 000 francs. Et 300 000 chaque année pour l’entretien. Enfin, les habitants du quartier, eux aussi auditionnés, déclarent souhaiter la création d’un tel parc, nécessaire dans un quartier dense et peu pourvu en espaces verts.

Tous ces éléments n’ont pas suffi. La majorité des députés (PLR, UDC, PDC) a refusé la motion, seuls la gauche et les Verts l’ont acceptée. Il reste au plénum à se prononcer lors d’une prochaine séance. (TDG)

Créé: 03.02.2016, 18h49

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