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Panne suspecte sur un avion de Swiss au départ de Genève

Un Airbus A319 a été immobilisé sur le tarmac. Avarie au niveau du train d’atterrissage. La police a ouvert une enquête.

Un airbus A 319 de Swiss a été retenu sur le tarmac de l’aéroport de Genève à cause d’une panne suspecte.
Un airbus A 319 de Swiss a été retenu sur le tarmac de l’aéroport de Genève à cause d’une panne suspecte.
Olivier Vogelsang (illustration)

Gros engagement, ce mardi matin 31 janvier, pour les spécialistes en détection et neutralisation d’engins explosifs de la police genevoise. Le groupe NEDEX est aux affaires sur le site aéroportuaire dès les premières heures de la matinée. Il en connaît l’adresse par cœur. Sauf que la réquisition du jour ne concerne pas un colis suspect oublié dans l’aérogare, mais un avion sur le tarmac, de type Airbus A 319. Le vol LX 1120 de la compagnie Swiss, à destination de Munich, décollage prévu à 6 h 10, est cloué au sol. Les passagers ont déjà pris leurs sièges. Ils sont invités à les quitter; une navette les conduit vers un autre satellite où un vol de remplacement les attend.

Démineurs et pompiers

Cloué au sol et très entouré, l’Airbus de l’aube. Le Service de sécurité de l’aéroport (SSA) a dépêché ses véhicules d’intervention, sa grande puissance, ses sapeurs d’aviation. Ils sont rejoints par les démineurs et leur fourgon banalisé. La présence policière s’étoffe encore par l’arrivée d’un représentant du Ministère public. Un procureur au pied de l’avion sur le coup de 9 h. Cela commence à faire beaucoup de monde.

A quoi doit-on cette montée en puissance sécuritaire? «Au voyant rouge qui s’est allumé dans le cockpit au moment de la mise en route de l’avion», répond le porte-parole de l’aéroport international de Genève, Bertrand Stämpfli. Sur l’écran dédié à la gestion technique de l’aéronef, le pilote est en effet informé d’une baisse de pression anormale, justifiant que l’on stoppe tout et que l’on fasse appel à la maintenance. Laquelle équipe de mécaniciens au sol, après examen de la zone identifiée par le check électronique, jugent que «cette panne est bizarre».

On entre alors très vite dans la logique du «risque envisagé», de «l’extrême vigilance», bref «on ne prend pas les choses à la légère et l’on se place à l’échelon le plus élevé», précise le même porte-parole. Quitte à devoir, ajoute-t-il, «déléguer les enquêtes si l’on se retrouve face à un acte de malveillance ou pas». D’où la présence, moins habituelle en l’occurrence, d’un procureur sur le tarmac.

Deux alarmes déclenchées

Quid alors de cette baisse de pression qui se transforme aujourd’hui en enquête de police? Dans les faits, les investigations se sont concentrées sur les trains d’atterrissage. C’est là que le mécanicien a confirmé l’avarie, tout en constatant, à sa grande surprise, qu’un raccord hydraulique était descellé. Dans les faits aussi, toujours de source proche des enquêteurs, cette avarie en cachait une autre, un deuxième raccord complètement descellé lui aussi, ayant provoqué une seconde alarme dans le cockpit lorsque le pilote a réengagé sa procédure de mise en route.

Un indice supplémentaire intéresse les enquêteurs. Les trappes techniques de l’avion passant sa nuit sur le tarmac - soit l’ensemble des «ouvrants» sous la carlingue -, sont scellées par des rubans adhésifs. Or, ces mêmes adhésifs ont été visiblement arrachés au point d’accès sensible. Chaque geste de cette manutention fine est donc examiné, y compris celui qui aurait pu conduire à un acte malveillant.

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