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«Il n’y a pas de paix avec le cyberharcèlement, même chez soi»

Le cyberharcèlement est une nouvelle forme de délinquance juvénile, constate Fabienne Proz Jeanneret, juge au Tribunal des mineurs.

Les impacts sont autrement plus complexes qu’à l’époque des altercations dans les préaux d’école, selon Fabienne Proz Jeanneret: «Les victimes continuent à être harcelées même chez elles.»
Les impacts sont autrement plus complexes qu’à l’époque des altercations dans les préaux d’école, selon Fabienne Proz Jeanneret: «Les victimes continuent à être harcelées même chez elles.»
archives Francesca Palazzi

«Le cyberharcèlement est une nouvelle forme de délinquance juvénile, constate Fabienne Proz Jeanneret, juge au Tribunal des mineurs. Il s’inscrit dans le développement d’Internet et des réseaux sociaux et s’étend à toutes les diverses plates-formes où les jeunes effectuent leur réseautage.»

Ces comportements entrent dans le catalogue habituel des délits prévus par le Code pénal (injures, menaces, contraintes, diffamation, calomnie, etc.). Avec le boom du digital, un nouvel article 179 bis/ter/quater CP est toutefois apparu «pour l’enregistrement et la prise d’images à l’insu de personnes, et partagées avec d’autres», précise la juge.

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