L’ouverture des magasins le dimanche n’est pas jouée

Genève Syndicats et patrons ne s’entendent pas sur la convention collective, ce qui empêche une ouverture dominicale trois fois par an.

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Photo d'illustration Image: Lucien Fortunati

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Employés et patrons ne s’entendent pas sur les horaires de travail dans le commerce de détail. La convention collective de travail (CCT) dans la branche arrive à échéance à la fin du mois et ne devrait pas être renouvelée, faute d’accord. La situation n’ayant pas évolué depuis janvier, on se dirige vers un «vide conventionnel», selon le syndicat Unia, qui a convié la presse lundi. Et ce «vide conventionnel» devrait avoir pour conséquence de ne pas autoriser l’ouverture des magasins trois dimanches par an, malgré le plébiscite dans les urnes genevoises en novembre.

Pour comprendre, il faut revenir au début des années 2000: une CCT prévoyant une prolongation des horaires du samedi jusqu’à 18 heures et la nocturne du jeudi avait été adoptée. En 2009, les associations patronales ont demandé une extension qui a été obtenue difficilement contre des prestations sociales supplémentaires.

La possibilité d’ouvrir les commerces trois dimanches par an a poussé Unia à dénoncer la CCT. Et à demander l’ouverture de négociations avec les représentants des patrons – le Trade Club de Genève, la Fédération du commerce genevois et la Nouvelle Organisation des entrepreneurs (NODE). Avec trois exigences préalables: participation des salariés aux négociations, possibilité d’informer les salariés du contenu des négociations et mise en place d’un système de contrôle pour garantir l’application de la CCT. Et c’est là que tout bloque.

«Les patrons refusent de négocier et n’acceptent pas nos conditions», a indiqué Jamal Al-Amine, secrétaire syndical d’Unia. «Nous sommes prêts à négocier, mais pas avec des conditions préalables», répond au téléphone Yves Menoud, secrétaire patronal à la NODE. Selon ce dernier, les syndicats ne se rendent pas compte que les commerçants genevois sont confrontés à la force du franc et à la concurrence de l’e-commerce. Et Yves Menoud de préciser que les patrons aussi sont demandeurs d’une CCT, «car il s’agit d’un instrument qui clarifie, et facilite, les relations de travail. C’est essentiel pour aller de l’avant.» (TDG)

Créé: 12.06.2017, 19h56

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