Ôter du béton pour verdir Genève au-delà de ses parcs

VégétalisationLa Ville dispose d’une enveloppe de 6,4 millions de francs pour créer des poches vertes.

Aménagement qui vise à reconstituer l'alignement de micocouliers rue de la Croix-Rouge. Photo d'archive

Aménagement qui vise à reconstituer l'alignement de micocouliers rue de la Croix-Rouge. Photo d'archive Image: Georges Cabrera/Tribune de Genève

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Comment verdir une cité tapissée de béton? Le Service des espaces verts (Seve) de la Ville de Genève et son magistrat de tutelle, Guillaume Barazzone, ont dégagé quatre actions majeures présentées ce mardi au Palais Eynard: l’arborisation, la végétalisation des pieds d’arbres, le remplacement de surfaces minérales par des végétaux et le recours aux bacs quand les lieux ne se prêtent pas à la plantation en pleine terre.

Des bandes d’asphalte seront dégrappées à Plainpalais, aux Pâquis, aux Charmilles, pour créer des bandes végétalisées dans les rues de Carouge, Gautier et François Furet. D’ici 2020, 190 arbres seront plantés et près de 300 pieds d’arbres fleuris. La grisaille de la route des Jeunes va être atténuée par l’arrivée d’une cinquantaine d’arbres. En tout, 3500 m2 d’espaces seront transformés au cours de ces prochaines années, soit la moitié d’un terrain de football, grâce à l’enveloppe budgétaire de 6,4 millions de francs votée par le Conseil municipal l’hiver passé.

«L’addition de petites mesures rend la ville plus verte», explique le magistrat. Il s’agit de changer la perception des habitants sur leurs quartiers à l’aide de poches vertes à proximité de leur domicile. «On améliore la qualité de vie tout en favorisant la biodiversité en ville», poursuit l’édile.

La multiplication des projets végétaux hors des parcs implique une mue de l’organisation d’un Seve aux effectifs constants. «D’une part, nous optimisons les ressources et le matériel, de l’autre nous misons sur l’intelligence végétale, explique Jean-Gabriel Brunet, responsable entretien du Seve. Il ne s’agit plus de maîtriser la nature, mais de l’accompagner en choisissant des plantes adaptées à l’environnement de la ville, ce qui réduit l’entretien.»

La ville reste un terrain difficile à revégétaliser. Des travaux de génie civil sont souvent nécessaires afin de contourner les «obstacles souterrains et aériens» pour offrir des entourages vitaux perméables aux arbres. (TDG)

Créé: 30.08.2016, 16h32

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