L’origine de la pollution de la nappe reste mystérieuse

GenèveAprès la détection de perchlorate en avril dans la nappe phréatique du Genevois, certains puits ont été remis en fonction.

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L’eau du robinet provient à nouveau en partie de la nappe phréatique du Genevois. Par principe de précaution, les Services industriels de Genève (SIG) avaient cessé d’y puiser l’eau potable au début d’avril, après qu’une concentration de perchlorate supérieure à la normale y avait été détectée à certains endroits. Depuis lors, quatre des dix puits de la nappe exploités à Genève ont pu être remis en fonction, soit parce qu’ils respectent les valeurs limites, soit parce que leur eau est mélangée à celle du lac afin de faire baisser le taux de perchlorate. Le Département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé explique qu’il s’agit de pouvoir faire face à une demande accrue d’eau, en lien avec la canicule.

La source de la pollution n’est pas encore connue. Les investigations devraient aboutir d’ici à la fin de l’été. En attendant, le Canton s’est coordonné, par le biais de la Commission d’exploitation de la nappe souterraine du Genevois, avec le Département de la Haute-Savoie, qui puise aussi dans cette nappe. Genève s’est ainsi aligné sur la directive ministérielle française qui fixe un maximum de 4 microgrammes de perchlorate par litre d’eau potable, soit l’équivalent d’une goutte d’eau dans une piscine olympique. Pendant l’épisode de pollution, la concentration de perchlorate a atteint 8 à 12 microgrammes par litre dans certains puits, alors que d’autres n’étaient pratiquement pas touchés.

Après la découverte de ces concentrations anormales, le Conseil d’Etat a consulté la Confédération pour connaître la marche à suivre, puisqu’il n’y a pas en Suisse de norme légale à ce propos. En avril, le chimiste cantonal expliquait que le perchlorate n’est pas censé se retrouver dans l’eau et donc rarement recherché par le biais d’analyses. Entre-temps, la Confédération a répondu, préconisant de ne pas dépasser 6 microgrammes de perchlorate par litre. Mais cette recommandation n’est pas contraignante, et les cantons restent libres de faire ce qu’ils veulent. En l’occurrence, Genève a choisi d’être encore plus prudent en appliquant la norme française, par souci de cohésion avec la Haute-Savoie.

Le perchlorate est un oxydant notamment utilisé dans la fabrication de munitions, d’engins pyrotechniques ou de systèmes de déclenchement d’airbags, pour le tannage des cuirs, voire plus rarement dans certains engrais agricoles. A haute dose, il peut provoquer des goitres et agir comme perturbateur endocrinien. Mais son seuil de toxicité est encore mal connu.

Créé: 14.06.2017, 17h50

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