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Les oppositions prolifèrent sur le parcours du tram 15

Communes, privés et associations ont fait parvenir 230 oppositions au prolongement de la ligne jusqu’à Saint-Julien.

Aujourd’hui, le tram 15 termine sa course aux Palettes. Demain, il devra desservir les Cherpines et poursuivre jusqu’à Saint-Julien. Un chemin tortueux…
Aujourd’hui, le tram 15 termine sa course aux Palettes. Demain, il devra desservir les Cherpines et poursuivre jusqu’à Saint-Julien. Un chemin tortueux…
Olivier Vogelsang

On connaissait les dissensions autour du prolongement du tram 15 jusqu’à Saint-Julien, les voici formellement exprimées. Au cours du mois de consultation publique qui s’est terminé jeudi, l’Office fédéral des transports a reçu 230 oppositions. «C’est un nombre important», souffle un connaisseur des procédures ferroviaires en rappelant que le CEVA en avait reçu plus de 1000 à ce stade de la procédure.

Autant dire que la phase de conciliation – elle débutera au printemps, avec l’objectif de faire lever toutes les oppositions – risque de s’étaler dans le temps. Sans cela, les litiges seront tranchés par le Tribunal fédéral. Qui oserait encore croire à la mise en service de la première étape en 2019, comme annoncé initialement? Pour l’heure, ni le conseiller d’Etat en charge des Transports, Luc Barthassat, ni son administration ne souhaitent commenter cette vague d’oppositions.

Cinq communes touchées

Rien n’est simple sur ces 4,5 kilomètres de voies ferrées qui vont permettre de pousser le tram 15 de son terminus actuel des Palettes à la douane de Saint-Julien. La colère gronde au fil du parcours qui serpente des Semailles, à Lancy, jusqu’à la douane de Perly, en passant par le futur quartier des Cherpines. Elle émane de privés, de copropriétés, d’associations et même de municipalités. Lancy et Plan-les-Ouates sont de celles-ci. Si la deuxième a marqué son opposition pour s’assurer d’être entendue durant le round de négociations, les élus lancéens livrent une bataille féroce contre les Services cantonaux des transports et leur magistrat, Luc Barthassat. «Nous avons discuté durant deux ans avec l’Etat, proposé une variante qui faisait l’unanimité et nous n’avons pas été écoutés, déplore Damien Bonfanti, conseiller administratif écologiste. Le projet va bloquer l’accès au quartier des Semailles en déplaçant le trafic sur le chemin des Rambossons, poursuit-il. Or un plan de quartier a été validé par le Conseil d’Etat; il prévoit d’y créer des structures parascolaires et de réserver ce chemin à la mobilité douce!»

Toujours à Lancy, l’association d’habitants ALMA mène également la vie dure aux autorités cantonales. Après avoir fait aboutir une initiative municipale afin que «les habitants soient associés au développement du projet de tram et d’aménagement», ses membres ne sont toujours pas convaincus à la lecture des plans mis à l’enquête publique. Parmi leurs revendications, la compensation des places de parking supprimées (une centaine), la réhabilitation de Lancy-Sud en «écoquartier» et la réduction des nuisances liées au passage du tram sous leurs fenêtres.

Expropriations

Plus loin, ce sont des propriétaires de villas longeant la route de Base, sur la commune de Plan-les-Ouates, qui se rebiffent. Car des expropriations sont prévues. «Douze familles vont devoir céder une bande de trois mètres de leur terrain. Aujourd’hui, elles n’ont aucune information sur le dédommagement», martèle Dominique Vadi, président de l’association Bien Vivre aux Cherpines.

Les Cherpines, justement, c’est l’un des enjeux liés à ce prolongement du tram. Le futur quartier devra accueillir 3600 logements. Il pourra recevoir ses premiers habitants seulement… quand le tram permettra d’y accéder.

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