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A Onex, on se régale de mauvaises herbes

Un jardin potager de plantes sauvages comestibles et médicinales a poussé depuis juin dans la Cité Nouvelle.

Avant de désherber son jardin, il vaut mieux tourner sept fois son sarcloir dans sa main. On risque en effet de passer à côté d’un plaisir gustatif inédit. Car parmi ces herbes que l’on dit mauvaises se cachent des plantes comestibles ou médicinales.

Depuis juin, le Jardin Mobile fait découvrir ces végétaux méconnus aux habitants d’Onex. Hier soir, une dégustation leur était proposée. Au menu: une roulade à la bourrache, des bouchées aux orties, une tarte aux épinards et à la consoude, des beignets de fleurs de capucine et pour faire descendre tout ça, un petit sirop de plantain et de thym. De quoi découvrir des saveurs nouvelles et surprenantes.

C’est l’association Espace temporaire qui est à l’origine de ce potager pas comme les autres planté dans des sacs de toile de jute à la place du 150e, au cœur de la Cité Nouvelle. Il est géré par une équipe pluridisciplinaire composée d’artistes, de biologistes, d’herboristes, de retraités, de jeunes du quartier et du canton. Tous les mercredis et samedis après-midi, ceux-ci accueillent le public, qu’il s’agisse de voisins, de classes d’écoles ou d’enfants de centres aérés. Ceux-ci ont d’ailleurs fabriqué de petits hôtels à insectes, des assemblages de branches, de bouts de bois troués et d’autres cachettes pour les bêtes à six pattes ou plus. Hier, les biologistes du Bioscope de l’Université de Genève avaient également amené des loupes de laboratoire pour observer avec les visiteurs les nombreuses bestioles qui peuplent le sol.

«Nous sommes là pour discuter avec le public autour de la biodiversité, de la privatisation des semences ou de la souveraineté alimentaire, explique la cheville ouvrière du projet, Magdalena Ybarguen. C’est un laboratoire.» Mais pour elle, au-delà des dimensions participative et pédagogique, il s’agit avant tout d’une démarche artistique: «Je suis une artiste, explique celle qui donne des cours d’art à côté de ces activités, mais je ne produis pas d’œuvres. Pour moi, l’œuvre, c’est ce qui découle de ce type de projet. C’est immatériel, cela ne se vend pas.»

Ces artistes herboristes seront présents à Onex jusqu’au 26 septembre. Ce jour-là, une fête marquera la fin de l’expérience. Mais le potager de mauvaises herbes ne disparaîtra pas. Une graine a été semée et elle va continuer de germer grâce à l’Association des habitants d’Onex Cité, qui va prendre le relais. «Nous sommes ravis que les voisins s’approprient le projet», confie Magdalena Ybarguen. De son côté, l’association Espace temporaire se lancera sans doute dans un nouveau projet, d’une nature peut-être différente, comme elle le fait depuis neuf ans.

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