TPG: le recours à la sous-traitance reste limité

Grand ConseilUn front inédit rassemble la gauche, le MCG et l’UDC. L’extension de la sous-traitance au sein des TPG passe à la trappe.

Des doutes concernant certains éléments du projet de loi sont à l’origine de ce refus.

Des doutes concernant certains éléments du projet de loi sont à l’origine de ce refus. Image: Pierre Albouy

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Un projet de loi refusé, pourquoi en parler? Parce qu’il démontre qu’il se passe de drôles de choses au Grand Conseil en ce moment. Des exemples? Eh bien, l’UDC a voté avec la gauche, et puis le MCG a retourné sa veste. Enfin, un député d’Ensemble à Gauche a déposé un amendement pour augmenter massivement la sous-traitance aux TPG! Vous n’y comprenez plus rien? Suivez le guide.

Une souplesse nécessaire

Au début tout semblait limpide. Au sortir des débats de commission, la droite et le MCG soutenaient l’augmentation de 10 à 15% du taux de sous-traitance possible au sein de l’entreprise publique de transports.

Pourquoi? Le conseiller d’État Serge Dal Busco le rappellera en fin de débat: «Avec la mise en service du Léman Express, l’offre des TPG va bondir au cours des cinq prochaines années. L’entreprise a besoin d’un peu de souplesse supplémentaire pour l’aider à gérer certaines lignes de campagne avec des petits véhicules qu’elle ne possède pas.» L’argument est repris et développé par Pierre Nicollier (PLR) et Olivier Cerutti (PDC).

Doutes subits MCG et UDC

Mais le MCG et l’UDC, qui avaient soutenu cette position, changent subitement de pied. Patrick Lussi s’inquiète des entreprises qui bénéficieraient de l’extension de la sous-traitance. «Verra-t-on arriver la RATP? (ndlr: Régie autonome des transports parisiens)», s’interroge-t-il. Le MCG? Le mouvement aimerait encore réfléchir, avancent François Baertschi et Thierry Cerutti. Lors des discussions, il a obtenu l’assurance que seuls des «résidents» seraient engagés. On lui assure aussi que les conditions de salaires seront conformes aux conventions collectives de travail. Mais subitement, il a des doutes et demande un renvoi en commission pour clarifier. La gauche, qui sent la majorité vaciller, saute à la jugulaire: pas question, il faut se décider maintenant. En réalité, la gauche n’a aucun doute. Le PS (Caroline Martin, Salima Moyard), les Verts (Delphine Klopfenstein Broggini) et Ensemble à Gauche (Jean Burgermeister) assurent que l’extension de la sous-traitance se fera sur le dos des salariés, que le service sera moins bon. Tout le monde à gauche est convaincu que le référendum que ne manqueraient pas de lancer les syndicats serait gagnable. Alors, tant qu’à faire, Pierre Vanek (EàG) propose de faire passer la limite de la sous-traitance à 50%. Il nargue l’adversaire: c’est le jeu de la poule mouillée où le perdant donne un coup de volant pour éviter la voiture qui lui fonce dessus! Mais l’amendement ne sera même pas soumis au vote. Lors du vote d’entrée en matière, la majorité explose et c’est tout le projet qui part dans le décor par 57 voix contre 39.

Créé: 21.03.2019, 22h43

Appel à soutenir la Pride

La Gay Pride sera de retour à Genève du 29 juin au 7 juillet. C’est la quatrième fois que cette manifestation revient dans le canton. Le défilé, moment le plus connu de la manifestation, aura lieu le 6. Par voie de motion, les députés ont appelé le Conseil d’État à dérouler le tapis rouge pour faciliter la tenue de «cet événement en accordant les autorisations d’usage». Le texte lui demande aussi de «confirmer son soutien logistique et donc la pleine collaboration de l’ensemble des services cantonaux mobilisés dans le cadre de la planification, la préparation et la mise en œuvre du projet Pride et de la Marche elle-même». Le texte demande enfin que cet événement soit considéré d’utilité publique et incite le Conseil d’État à déléguer l’un des siens afin de prononcer un discours.

Pourquoi cet ordre de marche détaillé? Jocelyne Haller (EàG) fait état de difficultés rencontrées par les organisateurs avec les services de l’État pour mettre sur pied la manifestation. L’avalanche d’invites, largement relayées par la gauche, fait tousser la conseillère d’État Nathalie Fontanet: «Les motionnaires confondent la cause, qui est soutenue et que je porte au sein du Conseil d’État, et l’organisation concrète. Des demandes d’autorisation ont été faites, elles seront accordées quand les conditions nécessaires seront remplies. Quant à la déclaration d’utilité publique, elle doit faire l’objet d’un examen. Une manifestation peut-elle être d’utilité publique? C’est à voir.» Pour les députés, c’est tout vu. Le texte passe par 56 voix, contre 24 (UDC et PLR).

M.BN

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