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Nuit debout s’installe sur la plaine de Plainpalais

Ce dimanche, une centaine de Genevois ont participé au mouvement français qui a démarré en avril.

Nicolas se mordille les lèvres. Il se tâte, il hésite et fonce. Ce collégien de 16 ans s’empare du lourd mégaphone, arborant le logo d’un syndicat de la place, pour parler à la centaine de personnes de la «Nuit debout» version genevoise, ce dimanche en fin de journée sur la plaine de Plainpalais: «J’étudie à Calvin, dit-il en frottant ses semelles sur le sable rouge. J’ai raconté aujourd’hui à mes grands-parents que je venais à cette manifestation. Ils étaient surpris, réticents de me voir aller chez "ces fous" qui manifestent depuis des semaines sur la place de la République à Paris. Ça m’a énervé, j’ai essayé de leur expliquer que ce mouvement (né le 31 mars en France pour contester notamment la nouvelle loi travail), est un moyen de lutter contre le système actuel. Et que même en Suisse, les choses doivent changer. Mais mes grands-parents pensent que tout cela est une utopie de jeunesse.» Une femme aux long cheveux roux et bouclés soutient ce discours: «L’utopie est simplement ce qui n’a pas encore été essayé.»

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