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Nouvelles pistes pour le supermarché paysan à Meyrin

Le projet avait pris du plomb dans l’aile alors que l’arcade qui leur était destinée a été louée à Migros.

Le quartier des Vergers, à Meyrin, accueillera à terme 3000 nouveaux habitants. Un tiers a déjà emménagé.
Le quartier des Vergers, à Meyrin, accueillera à terme 3000 nouveaux habitants. Un tiers a déjà emménagé.
Pierre Abensur

L’avenir du Supermarché participatif paysan (SPP) dans le quartier des Vergers, à Meyrin, se précise. Après leur défaite contre Migros qui a obtenu le bail de la surface de 650 m2 qui leur était initialement destinée, ses instigateurs ont désormais le choix entre trois arcades. La Commune, un propriétaire privé et une coopérative d’habitation ont volé à leur secours pour voir enfin se réaliser ce projet novateur de magasin cogéré par les consommateurs et les producteurs.

Si le projet de SPP semblait avoir pris du plomb dans l’aile après la victoire du géant orange, ses instigateurs se disent, eux, «nullement découragés, bien au contraire». «Nous avons entendu le géant orange qui n’envisage pas d’autre option que de s’agrandir en s’accaparant les marchés émergents tels que les produits locaux et les produits bios. Cela n’a fait que renforcer notre conviction, explique Benoît Molineaux, membre du SPP. Il devient impératif de démontrer que des alternatives existent. C’est une question de survie pour les petits paysans.»

Les arguments ont fait mouche au sein de la population. En moins de deux mois, le SPP est passé de 250 à 500 membres et a récolté plus de 600 000 francs. Les nouveaux locaux proposés offrent «des nouvelles possibilités intéressantes», se réjouit en outre Benoît Molineaux, par ailleurs secrétaire général de la coopérative Équilibre, également engagée dans le nouveau quartier.

Une des arcades se situe à proximité de l’esplanade du quartier. «Nous pourrions par exemple associer le SPP à l’organisation de fêtes de quartier», illustre-t-il. Le supermarché se rapprocherait également géographiquement des différents ateliers de transformation (boulangerie, boucherie, fromagerie, laiterie, conserverie) prévus aux Vergers. Le hic: deux des trois surfaces proposées se situent dans des bâtiments qui ne sont pas encore terminés. L’ouverture du magasin risque donc d’être repoussée d‘un ou deux ans.

Ses défenseurs du SPP ne baissent pas les bras pour autant. Un autre défi les attend prochainement: l’ouverture en avril de la «mini-fève», une épicerie alimentée par les paysans du quartier. Le magasin prendra place dans le bâtiment de la coopérative Ciguë et s’étendra sur 65 m2. Il sera géré par les membres du SPP.

Qu’en pense Migros Genève qui espérait sûrement détenir le seul commerce alimentaire du quartier? «Nous sommes persuadés que les deux formes de vente pourront trouver chacune leur clientèle respective: l’une prête à donner de son temps pour participer à l’expérience du SPP, l’autre n’ayant ni le temps ni l’envie de travailler au SPP et appréciant de trouver à côté de chez elle tous les produits utiles au quotidien, répond Isabelle Vidon, sa porte-parole. Cette concurrence et cette complémentarité seront également bénéfiques pour le consommateur.»

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