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Une nouvelle étude paraît sur la traversée du lac

L’Etat publie l’expertise de faisabilité financière qu’il a commandée en février.

La traversée de la rade avait stimulé l'imagination de l'architecte hispano-suisse Santiago Calatrava.
La traversée de la rade avait stimulé l'imagination de l'architecte hispano-suisse Santiago Calatrava.
© 2017 Calatrava Valls SA

La traversée du lac est-elle financièrement réalisable, notamment au travers d’un partenariat public-privé (PPP)? C’est le sujet d’une étude que les départements des transports et des finances ont commandée en février et que le Conseil d’Etat a publiée mercredi.

Alors? D’abord, on apprend que d’autres études techniques, juridiques et financières seront nécessaires après celle-ci qui a coûté environ 100 000 francs. En outre, le marché suisse est trop petit pour y trouver un privé capable de se lancer dans le plus gros PPP que le pays ait jamais connu. Un apport privé étranger ajouterait donc un risque de change aux incertitudes du projet. De plus, la levée d’un péage ne saurait financer à elle seule l’ouvrage qui devrait recevoir un apport public. L’étude privilégie un scénario où le Canton paierait la moitié de la construction (soit environ 1,6 milliard de francs, dans l’hypothèse d’un pont sur le lac) et une dîme annuelle de 122 millions durant 40 ans d’exploitation.

L’Etat empocherait le péage (envisagé à 6 fr. 70 pour une voiture) car les investisseurs sondés rechignent à assumer le risque d’une traversée éventuellement moins fréquentée que prévu. Si le Canton l’assume et touche donc le péage, le privé peut abaisser son exigence de rendement, mais pas à moins de 8 ou 9%! Un PPP est-il alors encore intéressant?

«Si le privé ne veut pas prendre de risque, l’Etat a avantage à emprunter lui-même, à un taux d’environ 1%, commente le conseiller d’Etat Luc Barthassat. Mais il faut toujours rester ouverts. Si des investisseurs sont prêts à assumer les risques moyennant l’obtention d’ouvrages complémentaires, tels des parkings ou un parc d’activité avec restaurants sur une marina par exemple, il y aura lieu d’examiner ces dossiers.»

Prochaine étape? Les députés doivent examiner un crédit d’études de 6,3 millions, de quoi fournir un dossier à Berne et savoir si la Confédération, par dérogation, permet ou non à Genève de lever un péage routier.

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