Une nouvelle compagnie opère à Genève Aéroport

Aviation d’affaires Depuis ce mardi, la compagnie Wijet, partenaire d’Air France, développe une offre originale au bout du Léman.

Corentin Denoeud, PDG de Wijet

Corentin Denoeud, PDG de Wijet Image: DR

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Wijet, une compagnie d’aviation d’affaires aux dents longues. Après Bruxelles et Luxembourg en septembre, ce transporteur parisien commence ce mardi d’opérer avec un appareil basé à Genève. Bénéficiant d’un partenariat avec Air France, Wijet assure une offre originale, lui permettant de garder un appareil basé au bout du Léman.

La compagnie de taxi-jet, fondée en 2009, permet notamment de choyer les passagers de 1ère classe des long-courriers d’Air France. Ils sont ainsi transportés dans des conditions confortables de niveau comparable aux vols d’apport. C’est-à-dire, le plus souvent, avant un décollage ou après un atterrissage à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Les professionnels parlent «d’un service de bord à bord, mis en place en correspondance européenne». Et les trajets entre les avions s’effectuent, évidemment, en limousine.

Wijet dispose actuellement de cinq appareils, du type Citation Mustang, dotés chacun de quatre places pour passagers. L’entreprise projette d’acquérir deux aéronefs supplémentaires d’ici décembre 2015. Elle ne dessert que des aéroports européens ou nord-africains, autrement dit un nombre appréciable de 1200 destinations possibles.

Ce type de prestations nous éloigne évidemment des prix d’appels des compagnies low-cost. Que ce soit en aller simple ou en aller-retour, Wijet facture 2400 euros l’heure de vol, soit encore un peu plus de 2900 francs. «Nous comptons ainsi maintenir un cap à 40% de croissance annuelle dans nos activités», indique le président directeur général de Wijet, Corentin Denoeud. Le chiffre d’affaires de la société avait atteint 8 millions d’euros (9,72 millions de francs) l’an dernier.

L’optimisme des dirigeants de Wijet ne peut que se renforcer avec un appareil basé à Genève Aéroport, Il s’agit en effet du deuxième site d’aviation d’affaires en Europe, devant Nice et derrière Le Bourget, à Paris. La force commerciale persistante de la destination du bout du Léman n’empêche cependant pas d’intenses réflexions sur la recherche d’alternatives, au sein de la branche de l’aviation d’affaires.

Fabio Gamba, directeur général de l’Association européenne de l’aviation d’affaires, organisateur depuis quinze ans à Genève de l’Ebace (le plus grand salon européen de jets privés), attire toutefois l’attention sur une faiblesse de Genève Aéroport: sa piste unique. A cela s’ajoute la première vocation de l’établissement: le trafic des avions de ligne et des charters. En 2007, la direction de Genève Aéroport elle-même évoquait déjà des moments difficiles pour maintenir une répartition: 40 mouvements par heure, dont trois pour l’aviation d’affaires. (TDG)

Créé: 07.10.2014, 16h02

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