La Nouvelle Comédie fait son entrée au Municipal

ThéâtreL’Exécutif réclame un crédit de 53 millions. Il obtient un soutien de principe, qui risque de céder en commission.

Le projet de la Nouvelle Comédie en image de synthèse.

Le projet de la Nouvelle Comédie en image de synthèse. Image: N.D.

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La Nouvelle Comédie a passé hier soir son premier examen devant le Conseil municipal. C’est lui qui décidera ou non de débloquer les crédits nécessaires à la création de cette institution, prévue sur l’esplanade de la future gare des Eaux-Vives. Son coût: 98 millions de francs, dont 53 à la charge de la Ville. Le débat d’hier soir a surtout permis de prendre la température auprès des partis. Avant qu’il ne soit examiné en commission.

A vrai dire, une petite majorité se dit favorable, «sur le principe» tout au moins, à ce projet. La gauche y souscrit sans réserve. Le Parti socialiste se dit «enthousiaste». «Nous allons doter Genève d’une institution théâtrale susceptible de rayonner», se réjouit Grégoire Carasso. Ensemble à Gauche est aussi convaincue, tout comme la Verte Marie-Pierre Theubet, qui rappelle la vétusté de la Comédie actuelle et la «fabrique culturelle» envisagée dans la future.

Sur le principe toujours, les partis de l’Entente se disent favorables eux aussi. Mais ici s’arrêtent les bonnes intentions. Le démocrate-chrétien Alain de Kalbermatten émet un «gros bémol»: «Avant de voter ce crédit, nous voulons savoir ce qu’il adviendra de la Comédie actuelle.» Sous-entendu: pas question de multiplier les théâtres. Guy Dossan, pour le PLR, est sur la même ligne. Il ajoute encore un point essentiel. Dans le projet soumis par le conseiller administratif Sami Kanaan, il est prévu que le Canton paie près de la moitié de la facture, soit 45 millions. «Or, nous n’avons aucune garantie que le Grand Conseil vote ce crédit», souligne Guy Dossan. Pour ce dernier, pas question donc de voter la tête dans le sac et de payer toute l’addition: «Nous attendrons le vote du Grand Conseil avant de voter nous- mêmes.»

L’UDC et le MCG sont, eux, très critiques: «Le projet est mal ficelé et le projet culturel, inexistant», dénonce Eric Bertinat (UDC), qui réclame davantage d’argent pour le sport. Pour le MCG, c’est encore plus simple. Le projet coûte trop cher et s’ajoute à de nombreux autres chantiers. Ces derniers rappellent d’ailleurs que le Grand Conseil risque fort de ne pas voter les 45 millions qui lui sont demandés. Il semble en fait, à entendre les opposants, que ce double financement leur offre une double audience pour s’opposer au projet. Tous les partis sont au moins unanimes à vouloir étudier le dossier en Commission. Il a été renvoyé à celle des Travaux et des constructions. (TDG)

Créé: 23.06.2014, 22h39

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