La nouvelle caserne militaire de Meyrin se pare de couleurs flashy

GenèveLes sols du bâtiment qui remplacera la place d'armes vieillissante des Vernets, sont vert-pomme et orange. Inauguration ce mardi 28 mai.

Les sols de la nouvelle caserne, à Meyrin, sont vert-pomme ou orange. Ici le réfectoire, où s'est déroulé l'inauguration du bâtiment ce mardi 28 mai.

Les sols de la nouvelle caserne, à Meyrin, sont vert-pomme ou orange. Ici le réfectoire, où s'est déroulé l'inauguration du bâtiment ce mardi 28 mai. Image: LUCIEN FORTUNATI

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Les premiers soldats, des Tessinois incorporés dans un bataillon de sauvetage, arriveront au mois d’août. À Meyrin, ils découvriront une caserne flambant neuve, avec vue sur les champs et le Jura d’un côté, sur l’aéroport de l’autre. On imagine déjà la donnée d’ordres couverte par le vrombissement des avions… Le bâtiment, implanté sur une parcelle de cinq hectares, a été inauguré mardi.

Surprise, ses sols sont flashy, vert pomme ou orange. Ceux des toilettes et des douches, eux, offrent un carrelage pastel et multicolore, bien loin du gris-vert militaire. Le gris est réservé aux parois. L’honneur est sauf!

La caserne des Vernets bientôt vidée

La caserne de Meyrin-Mategnin, qui jouxte le tarmac de Cointrin, pourra accueillir 300 hommes. Elle constitue la première étape d’un grand bouleversement pour Genève. Dans deux mois en effet, la place d’armes des Vernets, une sexagénaire fatiguée construite en 1958, fermera définitivement ses portes avant d’être rasée. À terme, quelque 1500 logements lui succéderont, dans le cadre du grand chantier Praille-Acacias-Vernets (PAV).

La deuxième étape est bien avancée. Le centre de logistique civile et militaire d’Aire-la-Ville devrait être opérationnel en avril 2020. La dernière étape du déménagement de l’armée concerne la place d’exercice d’Épeisses, à Avully, qui servira également de centre d’instruction. Le chantier vient de démarrer. La mise en exploitation complète de ce site est prévue pour le mois d’avril 2021.

Le projet avait été attaqué par référendum

La facture globale avoisine les 80 millions de francs. Dont près de 21 millions pour le seul bâtiment meyrinois. C’est beaucoup? «C’est deux fois moins que le projet de reconstruction de la caserne des gardes suisses au Vatican, qui n’abritera pourtant que 150 hommes», s’est amusé, à l’heure des discours, le mandataire du projet genevois, Georges Holdener, directeur de Holdener architecture.

Un projet qui avait soulevé quelques vagues. Le crédit d’investissement adopté par le Grand Conseil en 2015 avait été attaqué par référendum. Les Genevois l’avaient par la suite plébiscité dans les urnes, à plus de 68%.

L'Armée a travaillé avec les riverains

L’Armée suisse n’est pourtant pas en terrain conquis au bout du lac. Et elle a fait le nécessaire pour s’attirer la bienveillance de la population, si l’on en croit l’association des riverains de la nouvelle caserne (l’ADIHQC, pour Association de défense des intérêts des habitants du quartier de la Citadelle), qui était d’ailleurs invitée à son inauguration: «L’Armée a pris elle-même contact avec nous avant le début des travaux, relate l’un des membres du comité, Laurent Nicolet. Nous avons eu plusieurs séances, des commandants se sont déplacés. Notre grande crainte, c’était le trafic des camions, puis le trafic de transit.»

Pas évident, en effet, de voir débarquer une ribambelle de militaires à deux pas d’un quartier de villas… «Mais nous avons été rassurés, enchaîne Laurent Nicolet. Et il faut relever que l’armée a tenu tous les engagements pris avec nous.»

Créé: 28.05.2019, 17h02

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