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Un nouveau modèle d'école pour démarrer la rentrée scolaire

L'Ecole de commerce Raymond-Uldry ouvre lundi prochain. Elle mêle cursus classique, apprentissages et stages pour élèves à besoins particuliers.

L'Ecole de commerce Raymond-Uldry ouvre lundi.
L'Ecole de commerce Raymond-Uldry ouvre lundi.
GlobalVision

Lundi, près de 75'000 élèves et plus de 6900 enseignants reprendront le chemin de l'école. La cheffe du Département de l'instruction publique (DIP), Anne Emery-Torracinta, a présenté mardi les nouveautés de cette rentrée 2017, en poursuivant le développement de sa politique d'école inclusive destinée aux élèves à besoins éducatifs particuliers (handicapés, à haut potentiel, dyslexiques, entre autres).

Une école-vitrine

Cette politique se concrétise tout d'abord dans la création d'un nouveau modèle d'école, l'Ecole de commerce (EC) Raymond-Uldry à Chêne-Bougeries, qui ouvre ses portes à la rentrée en accueillant 900 élèves. En plus des filières classiques de commerce, l'établissement offre une quarantaine de places d'apprentissages et de stages pour des jeunes en filières professionnelles mais également des pré-stages pour des élèves à besoins éducatifs particuliers. «L'EC Raymond-Uldry se veut une vitrine de la formation professionnelle et un modèle d'école inclusive», a résumé la conseillère d'Etat.

Des apprentis font tourner la cafétéria et le secrétariat

Les jeunes apprentis assureront une partie du fonctionnement de l'EC et seront encadrés par des formateurs dans divers domaines, à la cafétéria (15 apprentis), au secrétariat ou encore à l'entretien et à la gestion des espaces verts. D'autre part, 16 élèves de 15 à 18 ans à besoins éducatifs particuliers seront accueillis dans le Centre d'enseignement spécialisé et de formation pratique, installé au sein de l'EC et dépendant de l'Office médico-pédagogique. Ils pourront effectuer des stages dans les différents secteurs de l'établissement et seront notamment responsables du potager. L'objectif étant de les outiller pour qu'ils puissent, à terme, intégrer une filière qualifiante.

Autres nouveautés dans la prise en charge des élèves à besoins spécifiques: l'ouverture de deux nouvelles classes intégrées entre les murs de l'école primaire des Ouches et du Cycle de la Golette, ainsi que la création de nouvelles structures de soutien dont une destinée aux élèves de 4 à 5 ans ayant des déficiences intellectuelles et scolarisés dans une classe «ordinaire». D'autres dispositifs ont été étendus, à l'image du nombre d'assistants à l’intégration scolaire (AIS) qui accompagnent les enfants à besoins spécifiques dans leur vie scolaire. Et le DIP d'indiquer que le nombre d'élèves bénéficiant d'un dispositif inclusif en classe ordinaire est passé de 111 l'an passé à 246 pour cette rentrée.

Des moyens pour le primaire, le parent pauvre

Des moyens supplémentaires ont également été dégagés pour les plus petits. «Genève est le parent pauvre de l'enseignement primaire en comparaison avec les autres cantons, a souligné la cheffe de l'Ecole. Renforcer les moyens dans cet ordre d'enseignement est l'une des priorités du DIP.»

Ainsi, il y aura davantage de postes de soutien, notamment pour l'apprentissage de la lecture. Et le projet-pilote d'équipes pluridisciplinaires, mis en place dans trois écoles en 2015, a été étendu. Ces pool d'experts se composent d'enseignants spécialisés, d'éducateurs ou encore de psychologues, et interviennent en soutien dans les écoles pour aider les enseignants à faire face aux profils toujours plus complexes des élèves. Dès la rentrée, six établissements, regroupant vingt écoles, bénéficieront de cette ressource. Anne Emery-Torracinta ambitionne de généraliser cette mesure à tous les établissements du primaire d'ici cinq à six ans. «Mais cela dépendra des conditions budgétaires et financières...»

Le DIP a encore indiqué que malgré des effectifs en augmentation dans tous les ordres d'enseignement, les conditions-cadres de la rentrée 2017 sont sensiblement identiques à celles de l'an passé, excepté pour le Cycle, qui avait dû fournir un effort conséquent (amputé de 28 postes). «Cette année, l'objectif était de ne pas péjorer le taux d'encadrement malgré l'augmentation d'élèves. Nous y sommes parvenus, avec même une légère amélioration.»

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