Noms de rue: la Ville fait un petit pas vers l'égalité

GenèveMichelle Nicod, éditrice et imprimeuse du XVIe siècle, aura sa rue dans le quartier des organisations internationales.

Dans le cadre du projet 100Elles, l’association l’Escouade a renommé et féminisé cent rues genevoises. Michelle Nicod a eu droit à sa plaque rose éphémère, apposée à la rue Diday.

Dans le cadre du projet 100Elles, l’association l’Escouade a renommé et féminisé cent rues genevoises. Michelle Nicod a eu droit à sa plaque rose éphémère, apposée à la rue Diday. Image: PHOTO 100ELLES

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D’accord, ce chemin-là sera sans issue. Mais c’est paradoxalement un signe d’ouverture. Le Conseil d’État vient en effet d’arrêter plusieurs nouveaux noms d’artères dans le canton. Parmi eux, celui d’une femme, Michelle Nicod.

La chose est assez rare pour être relevée, car à Genève, seules 7% des personnes ayant donné leur nom à une rue sont des femmes. Elles sont 41, elles seront bientôt 42. Bientôt, car sur l’emplacement de la future impasse, il y a encore un trou béant où s’agitent grues, pelleteuses et bulldozers. La Cité internationale du Grand Morillon, dans le quartier des organisations internationales, n’est pas encore sortie de terre…

Une quasi-centenaire

Mais qui était Michelle Nicod? Une imprimeuse, éditrice et libraire, nous apprend l’association L’Escouade, qui a fait des recherches sur les femmes emblématiques de Genève, dans le cadre du projet 100Elles (lire nos éditions précédentes). C’est une quasi-centenaire que la Ville de Genève a choisi d’honorer.

Michelle Nicod a vu le jour vers 1519 en France, à Cumigny (près de Dijon). La date de son décès est plus précise: elle s’est éteinte le 3 janvier 1618, à Genève. Car c’est dans la Cité de Calvin que cette femme a œuvré. D’abord avec son mari Jean Dunant. À la mort de ce dernier, en 1588, elle reprend seule l’atelier. Elle va alors imprimer de nombreux ouvrages de toutes sortes, dont des œuvres poétiques, des livres de psaumes ou des manuels scolaires.

Véritable femme d'affaires

Lorsqu’elle se remarie, elle continue à mener ses affaires en toute indépendance. Et sa renommée grandit, à tel point que le Petit Conseil lui confie la publication des Ordonnances de la Cité de Genève. En véritable femme d’affaires, elle ouvrira aussi des boutiques à Lausanne et Neuchâtel. Elle demeurera active jusqu’à sa mort.

Créé: 01.07.2019, 15h54

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