Passer au contenu principal

Le nombre de militants antispécistes a explosé

Au moins treize commerces genevois ont récemment été vandalisés par des défenseurs des droits des animaux. Derrière ses actions radicales, le mouvement prend de l’ampleur.

Genève, le 2 mai 2018. Rue des Eaux-Vives. La boucherie des Eaux-Vives a été attaquée: des vitrines brisées, et une détruite.
Genève, le 2 mai 2018. Rue des Eaux-Vives. La boucherie des Eaux-Vives a été attaquée: des vitrines brisées, et une détruite.
Laurent Guiraud

Des boucheries, un kebab, un vendeur de fourrures et plusieurs restaurants. En moins de trois mois, au moins treize commerces genevois (voir ci-dessous) ont été caillassés ou tagués par des antispécistes. Leur tort: vivre de l’exploitation animale. Si de telles attaques ont été déjà vues par le passé, elles prennent une ampleur sans précédent à Genève depuis ce début d’année. Sont-elles l’œuvre de quelques casseurs isolés? Ou l’expression de la fraction radicale d’un mouvement sociétal plus profond? Si l’enquête de police n’a pas encore livré ses conclusions, force est de constater que les associations antispécistes voient leur nombre de membres exploser depuis trois ans. L’une d’elles prône un activisme offensif.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.