Le nombre de frontaliers bondit à Genève

Marché du travailEn ralentissement entre 2017 et 2018, la croissance du nombre de frontaliers étrangers augmente de 4,9% en 2019. Soit près de 4000 nouveaux travailleurs. Au total, le canton recense plus de 87'000 d'entre eux.

Les chiffres montrent une augmentation du nombre de frontaliers provenant de contrées plus lointaines.

Les chiffres montrent une augmentation du nombre de frontaliers provenant de contrées plus lointaines. Image: Magali Girardin

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La croissance du nombre de frontaliers étrangers actifs dans le canton de Genève a bondi de 4,9% l'année dernière. En chiffres, cette hausse représente 4032 travailleurs supplémentaires par rapport à l'année précédente, communique ce jeudi l'Office cantonal genevois de la statistique (Ocstat). Au total, le canton de Genève dénombre 87'104 travailleurs frontaliers.

Cette augmentation est plus forte qu'entre 2017 et 2018, où la croissance du nombre de frontaliers n'avait augmenté que de 1,6% en 2017, +1,1% en 2018. Selon l'Ocstat, la hausse serait enregistrée dans les principaux secteurs d'activités, «à l’exception des activités financières et d'assurance». Les trois communes qui accueillent le plus de travailleurs frontaliers sont la Ville de Genève (34'698), puis Meyrin (10'419) et Carouge (10'084), l'Ocstat rappelant à juste titre qu'il s'agit également des trois communes qui accueillent le plus d’emplois sur leur territoire.

Une inquiétude «modérée», selon Mauro Poggia

Cette augmentation du nombre de frontaliers actifs dans le canton inquiète «modérément» le magistrat qu'est Mauro Poggia. Et pour cause, soutient-il: «Le taux de chômage baisse parallèlement», se réjouit l'édile chargé de l'Emploi, «signe que l'économie se porte bien».

[Source: SECO / OCE]

Quant à savoir quels emplois actuellement occupés par des frontaliers pourraient être «pris» par des résidents genevois – un sujet cher au conseiller d'État MCG – ce dernier reconnaît l'absence d'indicateurs fiables à ce sujet. «Ces données nous manquent aujourd'hui. En effet, il faudrait réaliser une étude auprès des entreprises pour savoir quels types d'employés elles engagent et pour quels types d'emploi.»


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Créé: 20.02.2020, 20h22

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