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NIRPS et HARPS partent à la chasse aux planètes

Les Universités de Genève et de Montréal vont construire un nouvel instrument pour mieux détecter les exoplanètes.

NIRPS est «un spectrographe infrarouge conçu pour la recherche de planètes identiques à la Terre»
NIRPS est «un spectrographe infrarouge conçu pour la recherche de planètes identiques à la Terre»
European Southern Observatory

La chasse à la vie extraterrestre ne faiblit pas. Les Universités de Genève (UNIGE) et de Montréal viennent de s’associer pour construire un nouvel «outil» apte à détecter les planètes lointaines et invisibles à l’œil nu. L’instrument, baptisé NIRPS (pour Near Infra Red Planet Searcher), sera installé sur le gigantesque télescope de l’Observatoire européen austral (ESO) situé en altitude à La Silla, au Chili. Techniquement, et sans trop entrer dans les détails, NIRPS est «un spectrographe infrarouge conçu pour la recherche de planètes identiques à la Terre» qui gravitent dans des zones habitables autour des étoiles froides de petites masses, appelées étoiles M, précise l’UNIGE dans un communiqué. Pourquoi celles-ci? Parce que «l’influence gravitationnelle d’une planète est plus grande sur une petite étoile», et dès lors, cette planète est plus facilement détectable.

NIRPS devrait être opérationnel dans le courant du dernier trimestre de 2019. Il viendra épauler l’action d’un autre spectrographe, HARPS, entièrement conçu par l’UNIGE. Ce dernier, également installé à La Silla, est en place depuis 2003. Il est considéré comme le plus précis et le plus prolifique au monde des instruments chasseurs d’exoplanètes (ou planètes situées hors de notre système solaire) utilisant la méthode des vitesses radiales.

Rappelons que ce sont deux astrophysiciens genevois, Michel Mayor et Didier Queloz, qui ont été les premiers à découvrir l’existence d’une exoplanète, grâce à HARPS. C’était en 1995. Depuis, plus de 3600 exoplanètes ont été détectées. Quelques-unes d’entre elles seraient même propices à la vie, selon les scientifiques.

Dès lors, les attentes soulevées par l’installation prochaine de NIRPS «sont telles que l’ESO a accordé pour une durée de cinq ans pas moins de 725 nuits d’observations au consortium dirigé par les Genevois et les Montréalais», indique encore le communiqué de l’UNIGE. Une aubaine pour des scientifiques qui s’arrachent ces coûteuses heures d’observations de l’espace lointain.

L’UNIGE participera à hauteur d’un million de francs à la construction, l’installation et le fonctionnement de NIRPS. L’Université de Montréal, de son côté, investira 7 millions de francs. Les astronomes genevois (4,5 postes à plein-temps par année) seront plus spécifiquement en charge de la partie opto-mécanique, des injections dans la fibre optique ainsi que du contrôle de ce nouvel instrument.

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