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Les nationalités ne seront pas bannies des communiqués de police

Une motion verte est repoussée grâce au vote déterminant du président du parlement

La nationalité de délinquants présumés est généralement indiquée par la police dans ses communiqués journaliers, souvent reprise dans les colonnes de la presse quotidienne. Mais est-ce un renseignement utile ou une façon d'attiser la xénophobie?

Pour la députée Verte Delphine Klopfenstein-Broggini, «la mention de la nationalité ne fait qu’attiser la haine et n’apporte rien sur la question du délit.» Sa motion, soutenue par EàG et le PDC, demande donc que la police cesse de communiquer cette information, «sauf si elle est pertinente dans une situation spécifique, et/ou dans des cas exceptionnels». Citant une étude, l'élue estime en outre que la nationalité est moins pertinente pour expliquer un délit que l'âge, le sexe, la formation, le niveau social. Et sa collègue, Paloma Tschudi d'interpeller ses collègues: «Voulez-vous une presse qui attise la haine ou qui informe et sort des faits-divers pour publier des informations utiles?» Elle ajoute que Zurich ne publie plus ces informations et que la police genevoise y a renoncé dans ce qu'elle diffuse sur les réseaux sociaux.

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