Nathalie Fontanet convoite le Conseil d’Etat: «Le travail ne me fait pas peur»!

Elections cantonales La députée libérale-radicale veut rejoindre Pierre Maudet au gouvernement.

Nathalie Fontanet: «Ce qui m’a décidée, c’est l’envie d’agir et de servir!»

Nathalie Fontanet: «Ce qui m’a décidée, c’est l’envie d’agir et de servir!» Image: Pierre Albouy

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Qui remplacera François Longchamp? Formation politique majeure du Conseil d’Etat avec ses deux représentants, le Parti libéral-radical (PLR) prendra bientôt congé du président de l’Exécutif cantonal, qui ne se représentera pas en 2018. Est-ce l’heure d’une femme? La députée Nathalie Fontanet se lance. Interview.

Nathalie Fontanet, vous êtes candidate au Conseil d’Etat. Pourquoi?

Ce qui m’a décidée, c’est l’envie d’agir et de servir! Je m’engage depuis des années en politique et suis convaincue qu’avec mon parcours – je suis une battante, j’ai repris des études à 34 ans avec trois enfants – j’ai une expérience et des compétences à apporter au sein d’un Conseil d’Etat. Le travail ne me fait pas peur. Par ailleurs, je suis orientée résultats et je ne suis pas dogmatique, c’est essentiel pour quelqu’un qui veut aller au gouvernement. Les citoyens attendent du concret.

Vous avez un domaine de prédilection?

On ne choisit pas son département si on est élu. Je souhaite avant tout pouvoir donner des impulsions, tout en faisant partie d’un collectif afin d’aller au-delà du travail d’un membre du Législatif.

Genève a eu six conseillères d’Etat, trois n’ont pas été réélues après un mandat. Cela ne vous inquiète pas?

Vous ne poseriez pas cette question à un homme! J’ai les épaules solides et je sais faire preuve d’autorité. La population et la presse ne sont pas tendres avec les élus, et en particulier avec les femmes. Si je suis élue, je mettrai toute mon énergie pour avoir un bilan et le présenter. Je prends ce risque.

Quel bilan tirez-vous de la législature qui s’achève?

Elle a été compliquée. Les majorités au parlement étaient mouvantes et le Conseil d’Etat parfois chahuté. La situation financière et économique est difficile. Le gouvernement n’a malheureusement pas été en mesure de trouver des majorités pour faire les réformes structurelles dont l’Etat a besoin. Le bilan des magistrats PLR est toutefois bon. François Longchamp a clarifié la répartition des tâches entre le Canton et les communes. Quant à Pierre Maudet, il est parvenu à faire baisser la criminalité.

Quelles réformes auriez-vous souhaitées?

Les revenus de l’Etat n’augmentent pas, il doit donc diminuer ses charges. Cela peut se faire sans licenciement en limitant les remplacements, mais aussi en sous-traitant certaines tâches au secteur privé. Malheureusement, certains partis qui critiquent aussi les coûts de fonctionnement de l’Etat ne votent pas toujours de manière cohérente, comme sur le transport des détenus.

Quels sont les problèmes les plus urgents à résoudre pour Genève?

J’en vois quatre. La réforme de l’imposition des entreprises, cruciale pour maintenir l’emploi. La formation initiale pour le premier emploi et la formation continue, car il est paradoxal de demander aux gens de travailler plus longtemps et de les discriminer passé 50 ans. Il faut aussi régler structurellement le problème de la caisse de retraite des fonctionnaires (CPEG). Enfin, le Canton doit agir pour aider à concilier vie de famille et vie professionnelle. Il en a même le mandat constitutionnel.

La réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) et de la CPEG coûtera des milliards. La dette n’est plus un problème?

Si, car même si elle a baissé, les taux d’intérêt ne resteront pas éternellement aussi bas.

Alors on renonce à RIE III?

Non, le Canton de Vaud, notre voisin, a fait cette réforme. Il est exclu de laisser partir nos entreprises. Cette réforme maintiendra les emplois, incitera de nouvelles entreprises à s’installer dans notre canton et nous apportera les moyens dont nous avons besoin.

Bon. On renonce à la CPEG alors?

Non, l’Etat a la responsabilité de la pérennité de la CPEG. Un fonctionnaire ne peut pas travailler sa vie durant et partir sans une retraite convenable. Il convient de réformer la CPEG, ce qui implique un passage en primauté des cotisations. D’une manière plus générale, il faut travailler sur plusieurs axes pour diminuer les charges de l’Etat. Les richesses dégagées par les économies permettront d’offrir un service public de qualité et de financer la hausse des charges sociales liées au vieillissement de la population.

(TDG)

Créé: 24.04.2017, 20h22

Bio express

Naissance: Nathalie Fontanet
est née le 8 janvier 1965 à Saint-
Julien.
Activité : Elle est directrice adjointe du service juridique d’une grande banque. Par ailleurs, elle est mère de trois filles adultes et grand-mère depuis neuf mois.
Etudes : A 34 ans, elle se lance dans des études de droit et fait un brevet d’avocat.
Politique : Elle entre au Parti libéral en 2003. Elue au Municipal de la Ville, elle échoue au Conseil administratif en 2007. La même année, elle entre au Grand Conseil. Elle est actuellement cheffe du groupe PLR. M.BN

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