Passer au contenu principal

Le ton monte encore entre le Parti du Travail et SolidaritéS

Dans un courriel adressé à la presse, le PdT accuse SolidaritéS de torpiller l'union de la gauche de la gauche en imposant des conditions.

Image d'illustration.
Image d'illustration.
DR

La réponse du Comité directeur du Parti du Travail (PdT) au courrier du 30 septembre des instances dirigeantes de SolidaritéS sur les conditions d’une liste commune d’Ensemble à Gauche (EàG) en vue des élections municipales ne s'est pas fait attendre. Et le ton est explosif.

Pour le PdT, Ensemble à Gauche n’a jamais adopté un «délai de carence électorale» dans ses statuts ou accords et «la question des jetons de présence a toujours été réglée au cas par cas, notamment pour les élus municipaux». Le PdT qualifie donc de« diktats et de menaces les conditions posées» par SolidaritéS dans son courrier. Il parle même de «chantage destructeur».

«Cela signerait l’arrêt de mort de la coalition EàG et aurait pour conséquence inévitable une fragmentation des listes à la gauche du PS et des Verts, avec une perte très importante, voire complète, de la représentation des forces politiques réunies dans la coalition Ensemble à Gauche au Conseil municipal et à l’exécutif de la deuxième ville de Suisse», écrit le PdT.

«Une telle perte de représentation porterait un préjudice considérable pour les mouvements sociaux, citoyens et syndicaux engagés en Ville de Genève dans la défense des prestations sociales pour la population, pour le statut et les conditions de travail du personnel, contre les externalisations et les privatisations des services publics et les réductions de l’offre culturelle, pour la réalisation de réponses à l’urgence climatique, pour l’accueil des migrants et des réfugiés, pour l’égalité entre hommes et femmes, pour la défense des minorités LGBTIQ, pour le renforcement de la solidarité internationale…», commente encore le Comité directeur du PdT.

Pour le PdT, «le groupe municipal EàG joue à ce jour un rôle actif et de premier plan dans tous ces domaines de luttes, que ce soit au parlement municipal ou dans la rue, avec de très nombreuses victoires référendaires: six fois contre les coupes budgétaires de la droite dans l’ensemble des prestations à la population et notamment dans la culture, dans les prestations sociales ainsi que dans la solidarité internationale et encore pour empêcher la vente de Naxoo ainsi que la privatisation rampante du MAH avec le projet Nouvel-Gandur.»

Un appel à l'unité jugé peu crédible

Le PdT met les différends actuels sur le compte d’un «ancien conflit interne réglé par un accord judiciaire». Le PdT accuse SolidaritéS de «mettre en œuvre une pratique de la terre brûlée qui détruirait un volet important de l’action politique et sociale de la gauche combative à Genève et affaiblirait gravement le rapport de force politique entre les partis de l’Alternative et la Droite élargie».

«Alors que pour l’Alternative, le retour à une majorité au Conseil municipal et le maintien de la majorité à l’exécutif constituent des objectifs prioritaires des élections de mars 2020, le choix de la division des forces de la gauche combative relève d’une action politique irresponsable. L’appel à l’unité des forces de la gauche contenu dans la résolution de SolidaritéS n’est simplement pas crédible quand en même temps cette résolution indique le choix de la rupture entre ces mêmes forces», ajoute le PdT.

«Le PdT invite les membres de SolidaritéS à prendre leurs responsabilités et à entreprendre les discussions sur la poursuite de l’expérience commune d’EàG en renonçant à imposer des diktats préalables inacceptables. Le PdT s’engage de son côté à œuvrer avec toutes les forces intéressées, sans conditions préalables, pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche combative à la gauche du PS et des Verts en vue des prochaines échéances électorales communales.», conclut ce texte signé par Alexander Eniline, Hélène Ecuyer, Maria Pérez et Tobia Schnebli.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.