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Monica Bonfanti, dix ans de survie à la tête de la police

Contre toute attente, la cheffe de la police, Monica Bonfanti, tient bon et doit sa longévité à sa force de travail hors norme, une adaptabilité et une loyauté sans faille.

20 septembre 2016. Dans une salle de conférence du nouvel Hôtel de police, Monica Bonfanti se plie avec méfiance à l’exercice de l’interview, tel un guépard – son animal fétiche – prêt à mordre.
20 septembre 2016. Dans une salle de conférence du nouvel Hôtel de police, Monica Bonfanti se plie avec méfiance à l’exercice de l’interview, tel un guépard – son animal fétiche – prêt à mordre.
Laurent Guiraud

Entrer en piste, sourire, viser l’excellence, tomber parfois, se relever toujours. Dix ans que Monica Bonfanti, ex-championne suisse de patinage, tient le rythme d’une athlète dans l’une des fonctions les plus périlleuses de la République, cheffe de la police genevoise, à la tête de 2000 fonctionnaires. Attendue au tournant dès ses premiers pas le 1er août 2006, elle a trébuché, surmonté les pressions, en déjouant les pronostics récurrents annonçant sa sortie forcée. La plus ancienne commandante d’une police cantonale romande se fait surnommer affectueusement par ses pairs «la Nonna». Comment expliquer sa longévité?

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