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Ce n'est pas un molosse mais il a dû être muselé

Un staffie avait tué un caniche, cet hiver, au parc Bertrand. Le chien ne sera pas piqué, mais des garde-fous ont été mis en place.

Un staffie. Image d'illustration.
Un staffie. Image d'illustration.
DR

La mort d’un caniche, agressé cet hiver au parc Alfred Bertrand par un staffordshire bull-terrier – staffie – avait suscité un vif débat sur la sécurité dans les espaces canins (nos éditions des 19 et 20 janvier). Résultat: même s’il ne figure pas sur la liste des quinze races dangereuses dressée par le Conseil d’Etat (voir la «Tribune de Genève» d’hier), ce chien doit dorénavant porter une muselière. «C’est une des mesures administratives qui peut être prise suite à ce type d’agression», informe Jérôme Föllmi, ancien vétérinaire cantonal, quelques jours avant son départ. «On a vraiment mis en place les garde-fous nécessaires pour qu’un tel événement ne se reproduise pas», poursuit le spécialiste. Le 18 janvier, ce mâle, alors âgé de 15 mois et pesant 18,5 kilos, «avait saisi, soulevé puis secoué le petit chien, avant de le reposer mort au sol», selon les informations transmises à l’époque par la police genevoise. Le staffie avait été immédiatement conduit à la fourrière. Puis le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) a évalué le comportement de cet animal, placé sous séquestre provisoire, avant de prendre une mesure administrative, qualifiée de «sévère» par Jérôme Föllmi. En plus du port obligatoire de la muselière, le chien, menacé de séquestre, est ainsi toujours suivi par le SCAV. «On fait en sorte que ces chiens agresseurs soient dressés et qu’ils ne représentent plus de risque pour la sécurité publique», explique l’ex-vétérinaire cantonal.

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