Des millions doivent être injectés dans le rail

Chantiers ferroviairesPour agrandir la gare de Cornavin, le Conseil d’Etat demande aux députés «le plus gros investissement de la législature».

Luc Barthassat, ministre des transports

Luc Barthassat, ministre des transports Image: Steeve Iuncker-Gomez

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Qui veut dépenser des millions? C’est la question que les députés devront se poser, saisis d’un projet de loi du Conseil d’Etat pour agrandir en souterrain la gare de Cornavin. L’Exécutif a adopté et transmis ce mercredi au parlement une demande de crédit de 425,28 millions de francs, correspondant à la part cantonale de ce titanesque ouvrage à 1,652 milliard.

La Ville de Genève devra bientôt débattre de sa propre part, fixée à 111,3 millions. La Confédération finance le reste du chantier. Il vise à ajouter une paire de voies à la gare dont les capacités arriveront à saturation à la fin de la décennie, après la mise en service du tronçon CEVA.

Foi dans le futur

Ce crédit constitue «l’investissement le plus important de la législature» et «la démonstration que ce canton croit en son avenir», selon François Longchamp. Le président du Conseil d’Etat souligne que Genève entend garder une marge d’investissement, «quand bien même sa situation budgétaire est particulière»: selon lui, une politique restrictive aurait des conséquences néfastes sur les générations futures.

Ministre des Transports, Luc Barthassat paraît confiant quant aux chances d’adoption de la manne par les députés, lesquels se sont ralliés à la quasi-unanimité au principe d’une extension souterraine de la gare centrale genevoise.

Restitution espérée

«C’est davantage une avance qu’un investissement», note le ministre. En effet, le canton espère voir cet argent remboursé par la Confédération, une fois que les Chambres auront voté les hausses de l’offre ferroviaire qui auraient nécessité d’onéreux aménagements de part et d’autre de la gare. Or l’option souterraine, contrairement à l’agrandissement en surface que souhaitait initialement Berne, dispensera cette dernière de ces éventuelles nouvelles dépenses.

Le crédit, tel que transmis aux députés, s’avère un peu supérieur aux 416,57 millions mis à la charge du canton, lors de la répartition des coûts effectuée en décembre. Pourquoi ce surcoût? Il résulte de plusieurs opérations. On a premièrement retranché des sommes issues de précédents crédits ferroviaires déjà votés, mais il a fallu ensuite ajouter la TVA. En cas de ristourne fédérale, cette taxe serait elle aussi restituée au canton.

Le CEVA et la ligne de La Plaine

L’Exécutif a aussi transmis aux députés son rapport annuel sur le chantier CEVA, qui a connu une année 2015 agitée et enregistré un premier dépassement budgétaire avéré. Une estimation des surcoûts finaux est attendue en juin.

Le Conseil d’Etat demande en outre aux députés une manne totale de 5,7 millions pour des travaux annexes à la réfection, financée par Berne, des haltes de la ligne de La Plaine dont les quais seront allongés. Il s’agit d’améliorer l’accès piéton et cycliste aux haltes de Meyrin et Vernier. (TDG)

Créé: 04.05.2016, 17h01

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