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Un millier de manifestants pour le «droit à la ville»

Les étudiants de Malagnou, que l'Etat veut déloger, ont mobilisé une large frange de sympathisants samedi après-midi.

Genève le 01.07.2017, Rue de Berne, Grande manifestation pour le «droit à la ville». © Georges Cabrera
Genève le 01.07.2017, Rue de Berne, Grande manifestation pour le «droit à la ville». © Georges Cabrera
Genève le 01.07.2017, Rue de Chantepoulet, Grande manifestation pour le «droit à la ville». © Georges Cabrera
Genève le 01.07.2017, Rue de Chantepoulet, Grande manifestation pour le «droit à la ville». © Georges Cabrera
Genève le 01.07.2017, Avenue du Mail, Grande manifestation pour le «droit à la ville». © Georges Cabrera
Genève le 01.07.2017, Avenue du Mail, Grande manifestation pour le «droit à la ville». © Georges Cabrera
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Un millier de personnes, des jeunes pour la plupart, ont défilé cet après-midi dans les rues de Genève. Partis des Pâquis vers quinze heures, ils ont marché plus de deux heures pour se rendre jusqu’à la villa Freundler à Plainpalais.

Le lieu n’a pas été choisi au hasard. La villa Freundler fut longtemps un squat, symbole de ces «espaces de liberté» que les manifestants réclament aujourd’hui.

Le cortège a rassemblé des groupements très divers: collectifs d’étudiants, association des défenses des migrants et de soutien à la culture, partis de gauche et syndicats. Mais le foyer de contestation à l’origine de la manifestation est le collectif Xenope.

Ce groupe de jeunes loge dans une vieille bâtisse de Malagnou appartenant à l’Etat. Ce dernier veut les y déloger pour y installer des migrants. Une procédure de conciliation est en cours.

Accès au logement pour tous

«Les gens qui défilent aujourd’hui ne le font pas que pour sauver Malagnou, relève Raphaël, membre du collectif Xénope. Le problème qui est dénoncé est plus général: celui de l’accès au logement pour tous, d’une ville plus ouverte et d’espaces moins réglementés.»

«Malagnou représente les échecs de notre gouvernement, dénonce Pablo Cruchon, permanent de Solidarités. Il n’y a pas de solutions pour loger les étudiants, pour loger les migrants et on supprime les lieux où les gens veulent s’organiser autrement.» Une manifestante résume le propos d’une seule formule: «Ils veulent aménager nos vies comme ils aménagent les parcs publics.»

Karaoké ambulant

Les calicots brandis par les manifestants résumaient à leur manière le sens de cette démonstration. «Paie ou crève, bienvenue à Genève.» «Des maisons pour nos amitiés.» «Des espaces pour nos logiques.» «Et toi, il est bien ton sac de couchage?» «D’accord pour des excuses, et un bail de 99 ans.»

Aucun débordement

Les manifs d’aujourd’hui trimballent des engins de sonorisation portatifs qui évite de crier et laisse place à la fête. On y a même vu un karaoké ambulant. Arrivés à la villa Freundler après deux heures de marche, les manifestants se sont volontiers assis sur les trottoirs. Aucun débordement n’a entaché le cortège.

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