Un millier de fonctionnaires battent le pavé de la ville

ManifestationRéunis au Palladium, les employés de l’État votent une demi-journée de grève. Elle aura lieu le 14 décembre.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L’après-midi du 14 décembre, les fonctionnaires du Canton seront en grève. Le préavis a été adopté lundi par les quelque 600 employés de l’État venus au Palladium à l’appel de leur faîtière syndicale, le Cartel. En guise d’entraînement, ceux-ci ont ensuite défilé dans les Rues-Basses avant de terminer devant l’Hôtel de Ville. Chemin faisant, la fréquentation a augmenté. On a recensé 800 manifestants au bout de la rue du Stand et 1100 au Bourg-de-Four, selon nos décomptes. On est loin des grosses mobilisations de 2004 ou de 2015, qui ont réuni plus de 10 000 manifestants, non? Patience, répondent les syndicats.

Divergences tactiques

Pourquoi protester? Les motifs sont nombreux. Le Cartel réclame le retrait du projet de refonte des salaires (Score), l’ouverture de négociations sur l’avenir de la caisse de retraite des fonctionnaires (CPEG) et l’arrêt «des coupes budgétaires». Au Palladium, le président du Cartel, Marc Simeth, met ces demandes en lien avec d’autres mouvements sociaux: la grève à ABB, l’externalisation dans les EMS, la fermeture des bureaux de poste, «No Billag», etc. Les objectifs étant fixés, comment les faire connaître? En manifestant. Mais pas trop vite et pas trop fort. «Car ce que nous faisons aujourd’hui, c’est un début de mobilisation, un coup de semonce: il ne faut pas s’épuiser», argumente le comité du Cartel. Marc Simeth dit vouloir préparer les troupes «pour une course de fond».

Car, au-delà du budget 2018, les batailles importantes sur Score ou la CPEG auront lieu au printemps. Mais faut-il vraiment ménager les troupes? Des membres du SSP proposent de frapper fort, et pourquoi pas dès ce mardi, avec une grève immédiate. Et puis ne faudrait-il pas débrayer toute la journée du 14 décembre? Mais dans la salle, les enseignants, qui écoutent leurs propres organisations et sont venus nombreux, ne l’entendent pas de cette oreille. Finalement, l’assemblée tranche pour une demi-journée le 14 et un rassemblement sur la Treille mercredi. Ce jour-là, en effet, les syndicats rencontreront le Conseil d’État pour évoquer le projet Score. Leurs délégués feront publiquement le point sur les négociations.

Chacun ses motifs

Devant le Palladium, la manifestation débute vers 17 h 30. On siffle devant les banques, devant le Palais de justice ou devant l’Hôtel de Ville, puis la bonne humeur revient. Dans le cortège, tous les secteurs de l’État semblent représentés, notamment le social, la police, l’enseignement. Mais chacun est évidemment venu pour ses raisons propres. Damien, enseignant au secondaire depuis dix-sept ans, évoque les retraites. «Nos propositions pour la CPEG ne résolvent pas tout, mais c’est mieux que rien», dit-il. Alexandre, policier depuis dix-sept ans également, défend «les conditions de travail et les retraites de la police». Eveline, enseignante au Cycle d’orientation, veut protester contre les économies touchant les tutorats ou les cours d’appui.

Créé: 04.12.2017, 20h20

Articles en relation

Légitime ou choquante, la grève de la fonction publique?

Interview La socialiste Carole-Anne Kast et le PLR Alexandre de Senarclens commentent le mouvement des fonctionnaires. Plus...

Les fonctionnaires appelés à faire la grève le 14 décembre

Genève Le Cartel intersyndical organisera par ailleurs un rassemblement à la Treille le 6 décembre. Plus...

La fonction publique se mettra en grève le 4 décembre

Conflit À l’appel du Cartel, une assemblée du personnel a décidé mardi d’entamer le bras de fer avec le Conseil d’État. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Levrat quitte la présidence du PS
Plus...