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Migrant ou réfugié: le délicat choix des mots

Vivre Ensemble a organisé une table ronde pour sensibiliser les journalistes aux mots utilisés pour parler asile et migration

Migrants, réfugiés, déplacés? L’information doit être correcte, ne pas alimenter les peurs ou les stéréotypes.
Migrants, réfugiés, déplacés? L’information doit être correcte, ne pas alimenter les peurs ou les stéréotypes.
Reuters

Regardez la photo. Y voyez-vous un migrant? Un réfugié? Un homme? Le choix des mots peut changer notre perception. Face à ce constat, en 2013, l’association Vivre Ensemble a ouvert un Comptoir des médias afin «d’opérer une veille de l’information en lien avec l’asile et les migrations, vérifier les faits et interpeller les journalistes si une terminologie incorrecte voire péjorative était utilisée», explique Sophie Malka, sa responsable. De ce méticuleux travail est né un «Mémots à l’intention des journalistes». Son ébauche provisoire a été discutée jeudi lors d’une table ronde. «Notre objectif n’est pas de stigmatiser le rôle des médias mais de contribuer à une information correcte du public sans alimenter les peurs ou les stéréotypes», précise Sophie Malka, assumant l’aspect «militant» de son association.

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