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La méthode de Pagani fait grincer des dents

Des élus de droite comme de gauche dénoncent «un manque de transparence».

Rénovation de la plaine de Plainpalais: les travaux préparatoires ont débuté.
Rénovation de la plaine de Plainpalais: les travaux préparatoires ont débuté.
Steeve Iuncker-Gomez

«Le 1er avril est en avance cette année!» lance Simon Brandt. Visiblement, le conseiller municipal PLR n’a pas goûté les déclarations de Rémy Pagani concernant les arbres de Plainpalais. Et il n’est pas le seul. «Je suis furieux», déclare le MCG Daniel Sormanni. Dans nos colonnes, le magistrat en charge des constructions et de l’aménagement annonçait hier qu’il allait devoir revenir devant le Délibératif pour demander un crédit supplémentaire. Et ce pour remplacer la cinquantaine d’arbres abattus cet automne.

«Il a une enveloppe de 8 millions. Que veut-il de plus?» s’emporte Marie-Pierre Theubet, cheffe de groupe des Verts, faisant référence au crédit voté le 27 novembre pour le réaménagement de la plaine. «Qu’il vienne clairement nous expliquer ce qu’il veut faire sur la plaine plutôt que de tout saucissonner», ajoute-t-elle, dénonçant «la rétention d’informations» dans ce dossier. Ils sont nombreux à profiter du nouvel épisode de cette saga pour attaquer Rémy Pagani. A l’image de Stéphane Guex-Pierre (Parti radical de gauche): «C’est emblématique du manque de transparence de sa gestion du département.»

Simon Brandt dénonce aussi «la méthode Pagani. Il nous met devant le fait accompli.» Le PLR estime même qu’il y a «tromperie devant le peuple! Le magistrat aurait dû faire cette annonce durant la campagne.» Même regret du socialiste Grégoire Carasso, qui ajoute: «On est dans la droite ligne de la gestion catastrophique et improbable de ce vaste projet.»

Sur le fond de l’affaire, il note que l’abattage de certains arbres cet automne a vraisemblablement permis de «générer des économies». Son raisonnement s’appuie notamment sur une expertise datant d’octobre qui relevait que sur les 54 spécimens à transplanter, 15 allaient finalement être abattus. «Rémy Pagani a toujours expliqué qu’une transplantation coûtait beaucoup plus cher que d’abattre et de remplacer un arbre», souligne-t-il.

Au PDC, on est plus clément avec le conseiller administratif: «Ces abattages n’étant pas prévus, il est assez logique que leur remplacement induise un coût supplémentaire», commente le conseiller municipal Alain de Kalbermatten. «Mais nous serons vigilants, prévient-il. Rémy Pagani ne doit pas profiter de la situation pour faire passer des dépassements de budget sur le projet de réaménagement de 8 millions.» Seule Maria Pérez, cheffe de groupe d’Ensemble à Gauche, affirme ne pas être étonnée. «Evidemment qu’il faut remplacer ces arbres. Et évidemment que cela n’entrait pas dans le crédit de 8 millions puisqu’ils ont été coupés pour raisons de sécurité.» Elle regrette au passage que «Rémy Pagani soit en première ligne alors qu’en fin de compte la coupe des arbres relève du Service des espaces verts et donc du département de Guillaume Barazzone.»

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