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Merck Serono ferme. «C'est un séisme pour Genève et pour la Suisse romande»

La multinationale n'a pas réussi à remplacer la molécule qui avait fait la fortune de Serono. Quelque 1250 personnes perdent leur emploi ou seront forcées de migrer.

Les ministres de l'Economie et des Affaires sociales Pierre-François Unger et François Longchamp ont rencontré lundi après-midi la direction générale de l'entreprise. François Naef leur a annoncé la décision de Merck KGaA, dnt le siège est à Darmstadt, de fermer sa filiale pharmaceutique genevoise. 1250 personnes vont perdre leur emploi à Genève. Quelque 750 d'entre elles se verront proposer un nouveau job au siège du géant pharmacochimique allemand, à Boston ou à Pékin. Elles ont été informées ce matin.

Ni cri, ni manifestation de colère n'ont marqué l'annonce, relate Valérie, une employée vaudoise arrivée à Genève en 2009. «La réunion était terre à terre. C'était cash, mais fluide. C'est étrange de dire ça, mais nous avons pris acte de la fermeture du siège genevois avec un certain soulagement, après une année d'incessantes rumeurs et incertitudes liées à notre sort. Désormais, nous savons.»

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