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Patients non-Covid: un médecin craint une bombe à retardement

Des cabinets médicaux sont vides car les malades chroniques renoncent à se faire soigner et n’osent plus appeler.

«Par traitement «urgent», on entend aussi ceux qui sont indispensables au maintien d’un état de santé», explique le docteur Didier Châtelain.
«Par traitement «urgent», on entend aussi ceux qui sont indispensables au maintien d’un état de santé», explique le docteur Didier Châtelain.
Odile Meylan

Les projecteurs et les efforts sont braqués sur les patients du Covid-19. On en oublie presque les autres affections, notamment les maladies chroniques et autres maux. Alors que les hôpitaux sont sous tension, paradoxalement, les cabinets médicaux, eux, se vident.

Des patients non-Covid, habituellement suivis, renoncent aux consultations de peur de surcharger leur médecin traitant. Une association alerte notamment sur le fait que depuis l’auto-confinement, les personnes présentant des symptômes aigus d’accident vasculaire cérébral se rendent beaucoup moins aux Urgences. La ministre de la Santé vaudoise a aussi tiré la sonnette d’alarme. À Genève, Didier Châtelain, président de l’Association des médecins de famille, craint une «bombe à retardement» sanitaire.

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