Le MCG souhaite des Noctambus le jeudi

Vie nocturneS’inspirant du plaidoyer du Collectif nocturne, le groupe MCG a déposé une motion pour bonifier l’offre Noctambus.

Les Noctambus ne sont en service que les vendredis et samedis soir.

Les Noctambus ne sont en service que les vendredis et samedis soir. Image: Magali Girardin

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Faire la fête le jeudi soir et rentrer sans préoccupation en Noctambus. C’est l’objet d’une motion déposée par le MCG en vue de la prochaine session du Grand Conseil, qui débute ce jeudi. Le texte invoque la nouvelle Loi sur la restauration et le divertissement (LRDBHD) pour justifier une telle mesure. Entrée en vigueur le 1er janvier 2016, elle permet désormais aux bars d’être ouverts jusqu’à 2 h du matin les nuits du jeudi au vendredi. Le problème: les Noctambus ne sont eux en service que les vendredis et samedis soir.

«Il faut être cohérent avec ce qu’on vote, soutient Florian Gander, dépositaire de la motion. L’objectif est d’être en adéquation avec la loi. Et si on peut éviter ne serait-ce qu’un ou deux accidents de voiture dus à l’alcool, c’est toujours ça de gagné.»

La motion reprend en fait une idée du Collectif nocturne, développée en février dans son «Plaidoyer pour une vie nocturne riche, vivante et diversifiée». Son coprésident Sylvain Leutwyler explique l’approche: «Il y a une vraie demande sociale. Les jeudis soir sont très prisés, par les étudiants mais pas seulement. L’ambiance y est différente et de plus en plus de lieux comme la salle du Terreau, la Gravière ou le Village du Soir contribuent à leur développement.»

Directeur adjoint de l’Association Noctambus, Sékou Cissé explique n’avoir pas encore été sollicité directement. Un tel projet est-il réalisable? «Cela peut être fait, répond-il. Mais il faut surtout savoir quels sont les moyens à disposition et qui assurerait le financement. Pour l’instant, une partie des moyens est fournie par les 73 communes bénéficiant du service et une autre par les Transports publics genevois (TPG).» A la question du financement, Florian Gander répond que «le coût réel serait infime. Ajouter deux bus de plus le jeudi soir ne mange pas de pain.»

Par ailleurs, tant la motion que le plaidoyer insistent sur le manque de visibilité de l’offre des Noctambus. «Les lignes Noctambus ne figurent pas sur l’application TPG, déplore Sylvain Leutwyler. Ce service n’est pas mis en valeur. Il y a donc besoin de le réadapter et le revaloriser.»

(TDG)

Créé: 03.04.2017, 18h36

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