Mauro Poggia compte sur les religions pour aider à intégrer les migrants

AsileL’arrivée massive des requérants d’asile place l’Etat en situation critique.

Mauro Poggia, conseiller d'Etat.

Mauro Poggia, conseiller d'Etat.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L’hébergement des requérants d’asile devient de plus en plus problématique. Au cours des trois derniers mois, on a enregistré à Genève 992 arrivées pour 312 sorties du dispositif d’asile, relève l’Hospice général dans un communiqué. Au total, ce ne sont pas moins de 1300 personnes supplémentaires qui seront finalement enregistrées cette année. La barre des 6000 requérants d’asile suivis par l’Hospice a été franchie début octobre et le nombre total de personnes sous la responsabilité de l’Aide aux migrants se monte aujourd’hui à près de 6400.

En charge de ce secteur, le conseiller d’Etat Mauro Poggia est bien conscient des difficultés, mais il se veut rassurant: «On a encore les moyens de tenir jusqu’au premier trimestre 2016. Nous voulons éviter d’ouvrir de nouveaux abris de protection civile (PCi)* et de placer femmes et enfants dans de tels lieux», explique le chef du Département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS). Les projets de nouveaux hébergements n’aboutiront qu’au début 2016, confirme l’Hospice: aménagement du bâtiment Appia et construction du centre d’hébergement de l’Etoile à La Praille.

Outre la mission d’accueillir et d’héberger, «soutenir et insérer ces nombreux migrants dans notre société est aussi un défi important», affirme Mauro Poggia. Il compte sur les religions pour faciliter leur intégration, en aidant par exemple les nouveaux arrivants à apprendre le français ou en accompagnant les plus jeunes dans leurs devoirs. Le chef du DEAS a ainsi invité diverses communautés à se réunir hier: les Eglises catholique, protestante et évangélique, ainsi que la Fondation culturelle islamique ont participé «à ce rassemblement interreligieux encourageant, se félicite le magistrat MCG. Des gens demandent ce qu’ils peuvent faire pour aider les requérants. Mais il manque un lien entre ceux-ci et la société.» Les religions, «de par leur réseau facilement atteignable», peuvent relier ces deux cultures, considère Mauro Poggia: «L’étape suivante consistera à dresser un catalogue des prestations destiné à ces bonnes volontés, à cette solidarité rassurante.»

Quid des solutions d’hébergement? «Les communautés religieuses n’ont pas de locaux appropriés, mais des terrains publics pourraient leur être confiés à cette fin», conclut le conseiller d’Etat, qui rappelle qu’il n’y aura pas de réelles alternatives aux abris avant mi, voire fin 2017.

* Plus de 500 hommes sont logés aujourd’hui dans 8 PCi.

(TDG)

Créé: 03.12.2015, 21h19

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

France: une amende de 3,7 milliards d'euros pour UBS
Plus...