Massaki, des projets plein la tête

JeunevoisMassaki cogite sans cesse. Et se donne les moyens de concrétiser ses idées et de les mener toutes de front.

À 26 ans, Massaki compte déjà six projets à son actif.

À 26 ans, Massaki compte déjà six projets à son actif. Image: Yelena Saltini

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Pas facile à trouver, ce petit bâtiment boulevard d’Yvoy. Cerné par les parkings, entre des murs extérieurs couverts de tags, voici les bureaux de Massaki. On pourrait penser qu'il s'agit d'un appartement avec sa petite cuisine, son canapé et sa grande table qui sert de temps en temps de table de ping-pong. Ce jeune homme de 26 ans n’a pas un mais six projets à son actif, tous regroupés sous le nom générique de «Myki SNC». Vous êtes prêts? Voici la liste: un projet caritatif, «Lama volant» ; un site de revente, «Unideal» ; une application eat&out ; une entreprise de vidéos d’animation, MykiStudio ; une autre de consulting en communication et pour finir, le dernier né, un système éducatif sous forme de quiz, «Kwiz».

Mais où trouve-t-il le temps de mener de front tous ces projets? Une performance pour quelqu'un qui a terminé ses études l’année passée. Son secret? L’école buissonnière. Il en serait presque fier! Mauvais élève, Massaki préférait se consacrer à ses projets plutôt qu'aux devoirs. Pour lui, sortir des sentiers battus est plus enrichissant. «Ça casse ce truc qui veut qu'on ait un parcours à peu près défini.» Alors, c’est sur le tas qu’il a appris et donné vie à ses projets. Ses idées fusaient déjà quand il était plus jeune! À 16 ans, il a élaboré une liste, qu'il a retrouvée récemment. C’est avec surprise qu’il est retombé dessus récemment. Il avait imaginé un service que nous connaissons tous aujourd’hui: «Ce projet ressemble vraiment à Uber. Je vous lis ce que j'avais écrit: «un système de taxis participatif, collaboratif, avec un algorithme qui permet de voir où sont les gens».

Entre projets et concrétisations, son parcours suit ses idées. À l’Université, il a choisi HEC car il souhaitait ouvrir une auberge de jeunesse. Étonnant! Il raconte que lors de ses voyages durant son année sabbatique et son stage à l'étranger Erasmus, il a dormi dans des auberges de ce type, puis en colocation à huit dans un 200 m² à Barcelone. Il a adoré! Il apprécie la diversité culturelle et de points de vue, alors il a eu envie de retrouver cette atmosphère en ouvrant une «auberge espagnole» à Genève. Sa soif de multiculturalisme, il l’explique notamment par le mélange d’origines qui caractérise sa famille: une mère japonaise, un père suisse et tunisien, une marraine érythréenne.

«On n'abandonne jamais»

Avec son actuel collègue Myke, telle une comète qui s’est écrasée sur sa planète, Massaki fait des étincelles! Les deux sont inséparables, y compris pour le nom du groupe: Myki pour Myke et Massaki. C’est avec Myke qu’il a lancé tous ses projets. «On est jamais down les deux en même temps. Il y en a toujours un qui est plus optimiste que l’autre ou qui a davantage confiance dans le projet. Donc on n'abandonne jamais rien.» Le projet qui les a fait décoller, c'est «eat&out». On pourrait croire que cette idée a été mûrement réfléchie. Que nenni! C’est juste la solution à un problème rencontré chaque midi à l'Université: qu'est-ce qu'on mange? Ne sachant jamais où aller, Massaki a imaginé une application proposant une offre pour un seul restaurant chaque jour. Un bon moyen de découvrir des nouveautés et d’éviter de manger à la même table tous les midis.


Myke et Massaki

Cette vie professionnelle riche n'empêche pas Massaki de rester humble. Son air à la fois sage et sérieux cache un sens de l’humour et un brin de fantaisie (quand il se déguise en panda, par exemple). Quand cet homme polyvalent se réserve un peu de temps pour lui, il danse la salsa (qu’il pratique surtout lors de ses sorties), les jeux-vidéos («Overwatch») et la magie! Des passe-temps qui s'ajoutent à son activité de bénévole. Il consacre en effet un peu de ce temps qui reste à l’association ESN, permettant aux étudiants en Erasmus de découvrir sa ville qu’il adore: Genève.

À l’avenir, il souhaite ne jamais s’arrêter. «Si tout marche à merveille et que j’ai du temps libre, j’aimerais créer d’autres choses que je trouve cool. Peut-être à caractère social, des nouveaux projets.» Ou bien mener une vie plus hippie entre voyages, partage communautaire et musique. Parce qu’il joue d’un instrument en plus? Oui, il a commencé la batterie, le piano et la guitare, d'ailleurs présente dans son bureau. Par manque de temps, il a arrêté les cours. Mais l’idée de reprendre est comme ses futurs projets, quelque part dans un coin de sa tête.

Créé: 19.12.2018, 12h04

Où le rencontrer ?

L’éléphant dans la canette, un bar.

La plage, un bar: Il apprécie l’ambiance et c’est à côté de son bureau. Il y organise des soirées pour ESN.

Momento, un fast food italien.

Muller’s Factory, une crêperie: Il aime beaucoup les crêpes surtout les leurs.

Kakinuma, un restaurant : il a des origines japonaises et affirme que c’est un excellent restaurant. Il ne propose pas que des sushis mais de la cuisine gastronomique japonaise.

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