«Maman, j’ai cru mourir, à Genève, la nuit de mes 18 ans»

Fait diversUn étudiant français dénonce avoir subi une agression le week-end dernier à Saint-Gervais.

L'agression s'est déroulée à la sortie des toilettes de la place Saint-Gervais.

L'agression s'est déroulée à la sortie des toilettes de la place Saint-Gervais. Image: Eric Aldag/Cyberphoto

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«Maman, j’ai cru que j’allais mourir à Genève la nuit de mes 18 ans.» C’est en ces termes qu’un étudiant habitant à Ambilly a raconté à sa mère son calvaire survenu dans la nuit de samedi à dimanche.

Ce jeune Français, qui précise dans sa plainte avoir été agressé par une bande de néonazis peu avant 4 heures du matin à Bel-Air, était accompagné d’un ami âgé de 16 ans. Les deux copains expliquent d’abord avoir pris le tram 12 à la frontière de Moillesulaz. A l’arrêt suivant, Graveson, six néonazis entrent dans le tram, poursuit le plaignant. Au début, l’un d’eux lui adresse la parole. Et la mère de l’étudiant de préciser: «Ils ont dit à mon fils qu’ils venaient du Valais et lui ont même demandé de les photographier. Puis cette bande a commencé à prendre à partie un passager de couleur.»

«Double fracture du nez pour mon fils, contusions au visage pour son ami»

Arrivés à Bel-Air, les deux étudiants sortent du tram. «Ils ont marché tous ensemble, sans animosité. Puis mon fils et son ami sont allés aux toilettes de Saint-Gervais. En sortant des WC, sans raison, les néonazis les ont roués de coups gratuitement, en tenant des propos «suprémacistes» sur la race blanche, souligne la mère. Ils ont ensuite pris la fuite en voyant passer au loin une patrouille de police.» Et l’habitante d’Ambilly de décrire l’état des deux jeunes: «Double fracture du nez pour mon fils, contusions au visage pour son ami, sans parler du traumatisme psychologique pour ces deux amis, doux, pacifiques. Ils ne sont ni bagarreurs ni toxicos ou alcooliques. Des mômes un peu trop naïfs encore, confiants en leurs semblables.»

Mercredi, l’étudiant est retourné à l’Université de Lyon. «Pour tenter de tourner la page, relève sa mère. Et que serait-il arrivé si une voiture de police n’était pas passée par là pour faire fuir les agresseurs? Ces jeunes seraient-ils encore en vie? Dans le coma à l’hôpital?» Jean-Claude Cantiello, porte-parole de la police, confirme qu’une enquête a été ouverte. Il n’y a pas eu encore d’interpellation.

(TDG)

Créé: 04.10.2017, 18h19

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