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La lutte contre les punaises de lit coûte cher et use les nerfs

De la détection canine à la congélation, la désinsectisation est une épreuve qui touche des milliers de Genevois.

L’ennemi est entré chez Mélissa il y a environ trois mois. Hormis quelques excréments, elle ne l’a jamais vu. Mais voilà la deuxième fois que la jeune mère de famille se réveille couverte de gros boutons rougeâtres. A chaque fois, il faut plusieurs semaines avant qu’ils ne disparaissent.

Pour éradiquer les punaises de lit qui pullulent dans ses deux chambres à coucher, les professionnels se succèdent chez elle. Dans cet immeuble récent du quartier de Vieusseux, la procédure de désinfestation va devoir être répétée au moins deux fois. Avant cela, la détection canine s’impose. Mailo, labrador dressé en Floride, renifle. Il s’arrête net devant les matelas des deux chambres à coucher, signe de la présence des insectes. Masque à gaz sur le visage, le désinfecteur entre en scène pour asperger les chambres d’insecticide. Par chance, les autres pièces ne sont pas touchées. «Mais les punaises de lit peuvent être partout: dans les plinthes, les sommiers, les prises… et toujours proches du garde-manger», explique Stéphane Aeschlimann, patron de la société A + A Désinfection. Redoutant la lumière, les insectes sortent uniquement la nuit. Se nourrissant de sang humain, ils attendent que leur proie s’endorme.

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