Lisa Mazzone et Carlo Sommaruga s’envolent

Le tandem de gauche boucle le premier tour avec une avance de 15 000 voix sur le duo de l’Entente. Dur à rattraper.

Carlo Sommaruga et Lisa Mazzone, le tandem de gauche en tête de la course au Conseil des États, savourent l’instant.

Carlo Sommaruga et Lisa Mazzone, le tandem de gauche en tête de la course au Conseil des États, savourent l’instant. Image: Magali Girardin

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Il n’y a pas photo! Ce dimanche, les deux candidats du PS et des Verts ont pris une bonne option pour succéder, le 10 novembre, aux conseillers aux États sortants (également de gauche), Liliane Maury Pasquier et Robert Cramer. Tombés à 12 h 45, les premiers résultats ont été salués par des cris de joie des représentants de la gauche réunis à Uni Mail. Première, la conseillère nationale écologiste Lisa Mazzone engrange 41 757 suffrages, alors que son homologue libéral-radical Hugues Hiltpold en compte plus de 18 000 de moins. Un retard qui sera extrêmement difficile à combler pour le second tour.

Céline Amaudruz pas loin

Entre les deux, le socialiste Carlo Sommaruga devance également largement le PLR avec 38 344 voix. En quatrième position vient la PDC Béatrice Hirsch (21 717 suffrages), talonnée par la conseillère nationale UDC Céline Amaudruz (20 267 voix). Les dix autres candidats sont clairement distancés, le MCG François Bärtschi – sixième – affichant 11 051 voix. Il précède le viticulteur Willy Cretegny de 3300 voix.

Rayonnante, Lisa Mazzone semblait sur un nuage en répondant aux sollicitations des médias: «Je suis très émue et touchée, confiait-elle. Le tandem que nous formons avec Carlo Sommaruga a très bien fonctionné. Il porte les préoccupations environnementales des Genevois.»

L’émotion n’était pas feinte, même si ce n’est pas la première fois qu’une élection sourit à la conseillère nationale. Conseillère municipale, députée, conseillère nationale, la trentenaire franchit les étapes avec une facilité déconcertante, élue chaque fois à la première tentative. Et elle est bien partie pour récidiver.

Son colistier, le socialiste Carlo Sommaruga, fait également un excellent résultat. Très profilé à gauche, il n’a a priori pas le positionnement pour une élection majoritaire qui se gagne souvent au centre. Cela n’a visiblement pas compté cette fois, pas plus que le recul important enregistré par le PS au niveau du Conseil national. Ce succès, il affirme avoir perçu qu’il était possible en regard des réactions sur les stands: «Franchement, je n’ai jamais reçu autant d’encouragements lors d’une campagne. C’était impressionnant. Et ce n’est pas du tout ce qu’ont vécu les candidats PLR.»

L’impact des «affaires»

De fait, du côté de l’Entente, on faisait grise mine: perte d’un siège PLR au Conseil national, premier tour médiocre des candidats au Conseil des États, le bilan de ce dimanche 20 octobre n’est guère brillant. Les électorats PLR et PDC n’ont pas répondu présent. Reste à savoir pourquoi.

Pour Robert Cramer, cela ne fait pas de doute. «Il semble bien que la droite paie la facture des affaires qui ont touché plusieurs de leurs élus», commente-t-il, du reste comme la plupart des observateurs. La PDC Béatrice Hirsch a la solution, mais elle sera difficile à mettre en œuvre: «Il faut remobiliser notre électorat pour le second tour!» Son colistier, Hugues Hiltpold, reconnaît que «certains événements ont pu laisser des traces», mais il explique également le revers du PLR par la vague Verte qui a pu détourner une partie de l’électorat. «L’idée, maintenant, c’est de le réveiller et de renverser la vapeur, conclut-il. On se battra jusqu’au bout.»

L’heure des négociations

Dès lundi, les différents partis vont commencer à préparer le second tour. À gauche, la question est de savoir si le duo rose-vert de candidats pourra ou non compter sur l’appui d’Ensemble à Gauche. Pour autant que la formation renonce au second tour. À droite, l’Entente va vraisemblablement rester soudée, ce qui ne laisse pas de place à un accord avec l’UDC, dont le PDC ne veut pas. La candidature de Céline Amaudruz devrait donc être maintenue.

Le cas du MCG n’est pas tranché. Et si François Bärtschi jette l’éponge, à qui iraient les voix? Mystère. Idem pour les Vert’libéraux. Quant à l’indépendant Willy Cretegny, il disait dimanche vouloir rempiler. À confirmer.

Créé: 20.10.2019, 19h54

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