Voici comment Lisa Mazzone a bâti son succès le 20 octobre

Élections fédéralesL’analyse de son résultat au Conseil national montre que l’écologiste a raflé des voix partout, et surtout davantage que ses concurrents.

Le second tour du Conseil des États, le 10 novembre, verra s’affronter (de g. à dr. sur les affiches) Céline Amaudruz, Lisa Mazzone, Carlo  Sommaruga, Béatrice Hirsch et Hugues Hiltpold. Se présente également Paul Aymon, dit le Prophète.

Le second tour du Conseil des États, le 10 novembre, verra s’affronter (de g. à dr. sur les affiches) Céline Amaudruz, Lisa Mazzone, Carlo Sommaruga, Béatrice Hirsch et Hugues Hiltpold. Se présente également Paul Aymon, dit le Prophète. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Arrivée en tête du premier tour de l’élection du Conseil des États le 20 octobre (41 757 voix), la Verte Lisa Mazzone a de grandes chances de voir s’ouvrir devant elle les portes de la Chambre des cantons le 10 novembre. Emmenant avec elle son colistier, le socialiste Carlo Sommaruga. La clé du succès de la conseillère nationale se dessine dans le score qu’elle a réalisé à l’élection du National: très peu biffée dans son parti et recevant des suffrages de toutes parts.

Il n’est évidemment plus possible de comparer les résultats des candidats aux élections majoritaires, puisqu’il n’y a plus qu’une seule liste sur laquelle on coche le nom de ses favoris. Rien de tel au Conseil national. Nous nous sommes donc penchés sur les scores de quatre élus de la Chambre du peuple: Lisa Mazzone, l’UDC Céline Amaudruz (qui participe également à la course aux États), le Vert Nicolas Walder et le PLR Christian Lüscher (le mieux élu des Genevois).

Appréciée à l’interne

Septième meilleure élue au National, Lisa Mazzone a reçu 29 154 suffrages en tout. Sur la liste des Verts, elle n’a été biffée que 674 fois, alors que Nicolas Walder, président du parti, l’a été 2094 fois. Il n’est pourtant pas spécialement contesté au sein du parti puisque tous les candidats Verts qui sont arrivés après lui ont encore été davantage biffés.

Bref, la candidate écologiste séduit ses troupes, faisant par exemple un peu mieux que Christian Lüscher, pourtant a priori très apprécié au sein du PLR: 0,3% de biffage par rapport aux voix recueillies pour elle contre 0,9% pour lui. Ce n’est bien entendu pas suffisant pour caracoler en tête, mais c’est important.

Les ajouts non partisans

Deuxième niveau de son succès, la Verte figure également assez souvent sur les listes sans nom de parti. Elle obtient ainsi 3549 suffrages supplémentaires. Céline Amaudruz en a 1413, Christian Lüscher 1958 et Nicolas Walder 1355. Bref, elle creuse encore l’écart.

Troisième niveau: les voix provenant des autres partis. Là également, l’écologiste est plus performante proportionnellement et en chiffre absolu que les trois autres candidats. Elle engrange 4849 voix par ce biais, représentant 16,6% de son total général. C’est mieux que Céline Amaudruz (12,6%), Christian Lüscher (7,9%) ou Nicolas Walder (11,7%).

Si on augmente encore la focale et que l’on examine de quels camps politiques proviennent les suffrages extérieurs, on s’aperçoit que la Verte s’en sort une nouvelle fois à son avantage. Pour faire le calcul, nous avons défini que la gauche se composait des trois formations de l’Alternative (PS, Verts et Ensemble à Gauche) alors que la droite comprenait le PLR, le PDC, l’UDC et le Parti bourgeois-démocratique (PBD). Ne sont donc pas pris en compte principalement le MCG et les Vert’libéraux.

En tête partout

Du reste de la gauche, soit le PS et EàG, Lisa Mazzone emmagasine 2679 voix, ce qui représente 9,2% du total de ses suffrages. De la droite en viennent encore 1177 (4% du total). Ce qui est intéressant, c’est que tant Céline Amaudruz que Christian Lüscher font proportionnellement moins bien: 7,9% du reste de la droite et 1,4% de la gauche. Et elle l’emporte également par rapport à Nicolas Walder, 4% de la gauche et 1,7% de la droite.

Même si ces comparaisons se limitent à quatre candidats et concernent le National, elles sont révélatrices des raisons qui ont permis à la Verte de creuser l’écart aux États, y compris avec le socialiste Carlo Sommaruga. C’est d’autant plus remarquable que la conseillère nationale n’a pas un profil politique centriste, ce qui, habituellement, est plus favorable dans ce type d’élection.

Créé: 29.10.2019, 07h02

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

C'est le week-end: restez chez vous!
Plus...