Licenciements aux TPG: le syndicat SEV se fâche

GenèveLe syndicat annonce qu’il participera au débrayage du Cartel du 12 novembre afin de protester contre les futures réductions de postes.

Lundi, le SEV a distribué quelques tracts et expliqué «sa colère».

Lundi, le SEV a distribué quelques tracts et expliqué «sa colère». Image: Steeve Iuncker Gomez

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«Le faux prétexte de l’application de l’initiative sur le prix des titres de transport», comme dit le syndicat des transports section TPG (SEV-TPG), et les suppressions de postes possibles dans l’entreprise font monter la tension aux TPG.

Ce lundi, devant Cornavin, le syndicat a distribué quelques tracts et expliqué à la presse «sa colère». Elle aura un premier effet concret bientôt, puisque le 12 novembre, le SEV se joindra au débrayage de la fonction publique annoncé par le Cartel intersyndical. En parallèle, il mène une consultation auprès de ses membres pour arriver à d’éventuelles mesures plus musclées.

Que réclame pour l’heure le SEV? La secrétaire syndicale Valérie Solano résume: «Nous voulons obtenir le retrait des deux contrats de prestations actuellement à l’étude au sein de la Commission des transports du Parlement.» Ces contrats valables quatre ans prévoient en effet une baisse des effectifs équivalente à une soixantaine, voire à une centaine de postes, à l’échéance du contrat. Aujourd’hui, les TPG emploient 1900 personnes, dont environ 1200 conducteurs et agents de réseau. «Or, en 2019, lors de la mise en fonction du CEVA, les TPG devront engager pour organiser le nouveau réseau», dénonce Valérie Solano. Vincent Leggiero, le président du SEV, ajoute qu’actuellement déjà les postes manquent, entraînant une augmentation des rythmes de travail, de l’absentéisme et une diminution de l’entretien.

En attendant, l’acceptation de l’initiative de l’Avivo a bel et bien entraîné une perte de plusieurs dizaines de millions de francs pour l’entreprise. Le SEV en est conscient. Il estime que des économies sont possibles et que l’offre peut être revue à la baisse et mieux ciblée, mais il refuse qu’on touche au personnel. Au sein du Parlement, la Commission des transports poursuit son étude des contrats de prestations des TPG. Elle pourrait aboutir à une décision aujourd’hui.

Créé: 03.11.2014, 19h15

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