Passer au contenu principal

«La liberté religieuse des parents prime sur le droit d'un enfant à son intégrité physique»

Denis Muller, théologien et professeur d’éthique à l’Université de Genève, s'exprime sur le débat concernant la circoncision.

Denis Müller, théologien et professeur d’éthique à l’Université de Genève.
Denis Müller, théologien et professeur d’éthique à l’Université de Genève.
Chris Blaser

Fin juin, le tribunal de grande instance de Cologne considérait que la circoncision religieuse de garçons n’ayant pas l’âge de discernement était une atteinte punissable à leur intégrité physique. L’ire des communautés juives et musulmanes n’a par la suite pas empêché l’Hôpital de l’Enfance de Zürich de suspendre toute intervention du genre le temps d’entamer une réflexion sur ses implications juridiques et éthiques. Depuis, l’hôpital pédiatrique de Saint-Gall a revu sa pratique, cherchant à dissuader autant que possible les parents souhaitant circoncire leur fils sans motif de santé, tandis qu’une province autrichienne a enjoint ses établissements médicaux de ne plus effectuer de circoncisions religieuses ou culturelles.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.