Les Bastions ressemblent à un parc à l'abandon

InsoliteLes traces de l'Escalade sportive n'ont jamais été aussi visibles devant le mur des Réformateurs. On dirait un chantier à l'arrêt, un décor postindustriel au coeur du week-end le plus genevois de l'année.

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On file aux Bastions valider les trois centimètres de neige tombés sur Genève au seuil du week-end et on tombe sur un drôle de spectacle: le démontage en cours des infrastructures de la Course de l’Escalade. La vision n’a rien d’original. Il en va ainsi chaque année.

La tente principale est conservée jusqu’au mercredi suivant pour permettre à la Ville d’organiser au chaud le marché de Noël des enfants. Recyclage malin, même s’il repousse à la semaine suivante la fin de ce chantier confié à une entreprise valaisanne, spécialisée dans le matériel de fêtes et la construction métallique.

Double problème

Sans chercher la petite bête, il y a quand même un double problème dans ce chantier à rallonge. Le premier est esthétique et saute aux yeux. Comme les organisateurs de l’Escalade ont vu grand, la tente en question a une portée de 40 mètres et donne l’impression de coiffer le mur des Réformateurs en remontant jusqu’à la Treille.

L’emprise visuelle est assez spectaculaire. On a retiré les bâches et le plancher au niveau de la pelouse; il reste la structure en aluminium, dénudée, dans son jus, accrochant la lumière, dans une alternance de soleil et de flocons. Les Bastions aujourd’hui, jour de commémoration historique, s’apparentent davantage à un site postindustriel, à un parc d’attractions à l’abandon.

Vilain et dangereux

C’est spécialement vilain sous la neige et même assez dangereux. Un peu partout, des empilements de matériaux, des caisses de rangement, des engins de levage. Le Manitou est chez lui aux Bastions. Il reprendra du service lundi matin pour encore trois bons jours d’activité. «Si tout va bien, le démontage sera terminé jeudi 14 décembre, précise le responsable de la société basée à Martigny. En comptant le temps dévolu au montage, c’est pour nous un bon mois de travail sur site.»

L’efficacité de l’entreprise mandatée n’est bien sûr pas en cause. On veut du lourd, on a du lourd, et les mains qui s’en occupent sont très professionnelles. Sauf que, dans les Bastions, vitrine permanente de l’actualité locale, la concurrence est rude et la promiscuité forte.

Gymkhana des secouristes

C’est le deuxième problème, il est sécuritaire. Vendredi matin, on a laissé 3000 collégiens pénétrer d’un coup dans le parc, au beau milieu de ces structures à moitié démontées. On avait certes pris soin de poser des vaubans en maints endroits, obligeant d’ailleurs les équipes de secouristes à faire des kilomètres supplémentaires, la partie centrale du parc étant infranchissable. Il n’empêche, ce n’était pas, en l’état, le meilleur endroit pour clore ce picoulet géant et ses six semi-remorques de 40 tonnes chacun.

Perruque tristounette

Pile au milieu de la promenade des Bastions, une perruque de farce et attrape, égarée par un jeune participant. Image comique et sinistre à la fois. Seule la patinoire éphémère, installée devant le kiosque, donne de la vie au parc. Mieux vaut ne pas se risquer plus loin et changer d’époque en se déroutant sur la Treille.

Créé: 09.12.2017, 14h34

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