Des lectures publiques au cimetière des Rois pour honorer ses écrivains

CultureLes Editions des Sables fêtent leurs 30 ans. Pour l’occasion, des lectures ont lieu au cimetière. Une démarche originale.

Guillaume Chenevière

Guillaume Chenevière Image: Laurent Guiraud

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C’est fou le nombre d’écrivains, de métier ou non, qui reposent au cimetière des Rois. Jorge Luis Borges et Alice Rivaz, Georges Haldas et Grisélidis Réal, ou encore les philosophes Denis de Rougemont et Jeanne Hersch, les musiciens Ernest Ansermet et Emile Jaques-Dalcroze… Une bonne vingtaine ont leur tombe au panthéon genevois. Après une première mouture ce week-end, ils seront encore mis en lumière les deux prochains samedis à l’occasion de lectures publiques organisées par les Editions des Sables, qui fêtent leurs 30 ans. Guillaume Chenevière, directeur de la Télévision suisse romande de 1992 à 2001, auteur lui aussi, participe à l’événement. Eclairage.

Guillaume Chenevière, comment est née cette idée de lectures publiques au cimetière des Rois?

Elle ne vient pas de moi mais de la fondatrice des Editions des Sables, Huguette Junod. Elle souhaitait rendre un hommage aux écrivains – et notamment aux poètes – du cimetière, sur le thème «les morts parlent, les écrivains répondent».

Quel rôle jouez-vous?

Pour chacun des vingt et un écrivains enterrés ici, je fais une brève présentation, suivie de la lecture d’un passage de l’une de leurs œuvres. Ensuite, des auteurs ayant publié aux Editions des Sables lisent à leur tour un extrait de leurs propres œuvres ou un texte en rapport avec ces écrivains.

Vous avez dû vous plonger dans la lecture pour préparer cet événement…

En fait, j’avais lu des livres de chacun des écrivains enterrés aux Rois. Qui n’ont pas tous le même calibre, il faut le dire… Ça n’a donc pas été trop difficile de faire un choix. Par ailleurs, j’ai déjà fait des lectures publiques, notamment à la Comédie. Mais jamais dans un cimetière, là, c’est une première.

Vous lisez du Dostoïevski (dont la fille est enterrée aux Rois), du Musil, mais pas du Rousseau…

Eh non. Alors que Dostoïevski a détesté Genève et que Musil n’y a vécu que deux ans à peine avant sa mort, des écrivains genevois majeurs, énormes, ne sont pas enterrés là! Je pense à Rousseau bien sûr, mais aussi à Henri-Frédéric Amiel et à Charles-Albert Cingria. En revanche, je lis un passage de l’œuvre de Rodolphe Töpffer, dont la tombe a disparu.

Vous-même, vous avez écrit plusieurs ouvrages…

Oh, mais ce n’est pas de la littérature. Je ne me considère pas comme un écrivain, et encore moins comme un poète.

Les samedis 20 et 27 mai de 16 h à 17 h 30. Lectures suivies d’un apéritif dans la boutique Le Grand Magasin, 59, bd St-Georges.

(TDG)

Créé: 15.05.2017, 08h34

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